Sialy 2018 : les prémices d’un «grand salon»

Souvenir du Sialy édition 2017.

A une soixantaine de jours du début de l’évènement, le comité d’organisation exprime son satisfecit quant à une meilleure organisation et un plus grand engouement des acteurs nationaux et internationaux.

 

La cinquième édition du Sialy (Salon international de l’agriculture et de l’agroalimentaire de Yaoundé) se déroulera du 23 au 29 avril 2018 dans la capitale politique camerounaise. L’évènement aura lieu à l’esplanade du Palais des congrès de Yaoundé, qui offre une surface d’exposition plus grande et une plus grande visibilité aux participants. Plus de 300 000 visiteurs sont attendus sur le site de l’événement. L’installation au sommet de la colline d’Akomnyada témoigne de l’envie grandissante des pouvoirs publics camerounais de donner au Sialy une stature d’évènement véritablement international.

A deux mois de l’ouverture du Salon, «les choses se mettent progressivement en place, souligne fièrement madame Motto Atsama Bibiane, Directeur Général de Reflex Sarl, commissaire de l’évènement. La collaboration avec le ministère des Mines et du développement technologique (MINMIDT) est parfaite. Plus de la moitié des stands mis à la disposition des participants sont déjà occupés. On note même un engouement particulier des plus grandes industries de l’agroalimentaire du Cameroun qui ne veulent pas manquer cette énorme opportunité».

 

Innovations

Parmi les innovations de cette 5ème édition, il y a l’organisation du premier Forum National sur l’industrialisation du  Cameroun. Ce thème revêt une importance capitale en ce moment où l’on parle d’agriculture de seconde génération. Experts, universitaires et opérateurs du secteur au Cameroun et ailleurs plancheront sur la question, afin d’aboutir aux suggestions qui permettraient de mettre en place un cadre plus favorable à la transformation sur place d’une bonne partie de la production agricole au Cameroun.

Les organisateurs du Sialy tiennent aussi à affirmer leur volonté de se positionner dans la mouvance des plus grands salons d’agriculture et de l’agro – industrie du monde. «Nous nous sommes rendus à plusieurs reprises au SIAL de Paris, poursuit  madame Motto, c’est l’idéal que nous visons pour le Sialy».  Le chemin est sans doute encore très long pour le salon de Yaoundé, le seul spécialisé dans le domaine de l’agriculture et de l’agro – industrie dans la sous-région Afrique centrale. Mais, sa promotrice souligne avec fierté que pour l’Afrique francophone, le Sialy compte déjà parmi les références, aux côtés du Siagro (Sénégal), du Sara (Côte d’Ivoire), ou encore du Sialo (Lomé). Il se veut donc une plateforme qui permet au Cameroun de mettre en valeur ses produits agricoles et son industrie agroalimentaire. Sur le site, on retrouvera tout ce qui se fait en agriculture, de la fourche à la fourchette. Autrement dit, on y exposera des produits agricoles et ceux issus de l’industrialisation agroalimentaire.

 

Participation

Les exposants viendront de la zone CEMAC, des pays occidentaux comme l’Italie, la France, la Belgique et les Pays-Bas. Il est également annoncé la première participation des pays du Maghreb arabe dans le cadre de la coopération Sud-sud. Des ateliers spécifiques seront organisés avec des exposants venus des pays de l’Afrique du nord, afin de tirer profit de leur grande expérience, notamment dans le domaine de la transformation des produits agricoles.

 

Articulations

Le Sialy 2018 comptera trois grandes articulations. L’exposition qui permettra aux participants de montrer leur savoir-faire aux visiteurs tout au long de l’évènement. Les rencontres business to business (B to B) faciliteront le développement des partenariats d’affaires entre différents acteurs du secteur dans l’optique de renforcer la compétitivité de l’agroalimentaire camerounais. Les conférences – débats constitueront un cadre de réflexion approprié pour le développement  harmonieux de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire au Cameroun et dans la Sous-région Afrique centrale. En un mot, l’édition 2018 du Sialy se veut un temps fort de l’envol de l’industrialisation agroalimentaire au Cameroun et dans la sous-région Afrique centrale.

 

La part belle à la mécanisation.

 

Les spécificités du Sialy 2018 

Pour l’édition 2018, les organisateurs ont voulu marquer la différence avec les éditions précédentes.

Un village artisanal est annoncé au Sialy 2018. Il permet de mettre sur le site un cadre d’exposition idéal pour les petits artisans, tout en leur offrant des conditions spéciales pour l’installation.  Au cours du Salon, une journée portes – ouvertes sera même organisée sur le site, afin d’offrir plus de visibilité à la production artisanale nationale. «Les petits artisans ne doivent pas être mis en marge à l’occasion du Sialy qui constitue une vraie vitrine pour tous», déclare madame Motto. Et d’ajouter: «Nous demandons à tous les artisans désireux d’y prendre part de se rapprocher de nous. Nous trouverons certainement ensemble un compromis quant aux modalités de leur participation».

De même des mesures particulières sont prises pour inciter une plus forte participation des jeunes acteurs du secteur agricole au Sialy 2018. Le comité d’organisation est à pied d’œuvre avec le ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec). On peut s’attendre à voir sur le site les nombreux jeunes bénéficiaires des initiatives gouvernementales en faveur des jeunes s’intéressant à l’agriculture. Les différents programmes gouvernementaux pour faciliter une plus grande insertion des jeunes dans le secteur de l’agriculture sont d’ores et déjà annoncés.

L’un des plus grands attraits du Sialy 2018 est la participation du Centre Technique de l’agroalimentaire du Cameroun (CTA-Cam) inauguré en juillet 2017 par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Louis-Paul Motaze, en présence du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Ernest Gwaboubou, et du ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taiga. Cette structure est chargée d’accompagner l’industrie agro-alimentaire dans son développement et l’amélioration de ses performances. Le CTA-Cam aide à la définition des politiques et stratégies de l’Etat en fournissant des avis et informations pertinentes du secteur. On peut d’ailleurs considérer la création de cette structure comme un apport du Sialy qui, lors de sa 4ème édition en 2016, avait fait venir au Cameroun le CTA (Centre Technique Agricole) mis sur pied par les Pays-Bas et la Belgique.

Défis

Un coup d’œil dans le secteur de l’agriculture et de l’agro alimentaire au Cameroun, permet de relever des domaines qui restent très peu maitrisés.

Selon madame Motto, ce pourrait être, dans le futur, des leviers déterminants dans le développement du secteur au Cameroun. L’un d’entre – eux est le sous-secteur des surgelés qui permettrait d’assurer la disponibilité de certains produits comme fruits et légumes dans le marché, même quand les saisons sont terminées. Dans d’autres pays, cette technique permet d’éviter l’absence totale de certains produits sur le marché. Mais c’est une pratique qui demande beaucoup de rigueur dans la détermination des variétés de produits à conserver. Il y a une nécessité à faire un plaidoyer  pour la mise en place d’une politique saine et efficace de surgélation d’une partie de la production agricole.

Dans le domaine de l’agroalimentaire, certaines PMI et PME rencontrent des difficultés pour l’emballage, l’étiquetage et la conservation de leurs produits. Il parait notamment comme un non respect de la norme chez de nombreux acteurs lancés dans la production des jus de fruits ou de miel. Ceux-ci conditionnent leurs productions à travers des emballages recyclés sur lesquels il n’y a presque jamais d’étiquette.  Les conditions de conservation quant à elles restent un véritable challenge pour les promoteurs de nombreuses Pmi et Pmi du domaine.

Au vu de tout ce qui précède, les consommateurs qui ne sont pas rassurés par rapport à la qualité, regardent la plupart de ces produits avec beaucoup de prudence, craignant pour leur santé. Le comité d’organisation du Sialy espère que les acteurs de ces secteurs noueront de bons partenariats pour trouver des solutions à ces problèmes.

Moise Nkoumou

 

 

Camair-co: +94%, forte hausse du trafic passager en 2017

(Douala, 16/02/2018, NewsAero) – Camair-co a pratiquement doublé son trafic passager au cours de l’exercice 2017.Les performances de la compagnie nationale du Cameroun, l’année dernière, ont été «supérieures aux taux moyens acceptables dans l’industrie», indique le bilan d’exploitation publié vendredi dernier.

 

Au 31 décembre 2017, Camair-co a transporté 235.686 passagers sur ses vols domestiques et hors du pays. La compagnie enregistre une hausse significative du trafic passager de 94% par rapport à l’année 2016.

D’autres indicateurs d’activités montrent que le transporteur national du Cameroun est sur une bonne voie de redressement. Avec une flotte active de quatre (04) avions dont deux (02) Boeing B737NG et deux (02) MA60, Camair-co, en 2017, a enregistré une progression de 27% des heures cumulées de vol , une augmentation de 61% du chiffre d’affaires à 23 milliards de F CFA et une amélioration de 174% de la productivité. Quant au déficit d’exploitation, qui dépassait les 25 milliards de F CFA en 2016, il a été ramené à 5 % au 31 décembre 2017.

Selon son directeur général, Ernest Dikoum, ces performances sont à mettre à l’actif de la stratégie de redressement mis sur pied depuis sa prise de fonction en août 2016. La compagnie s’est en effet engagée à «identifier et maîtriser des poches de surcoût, consolider  et le développer  des centres de profit, mobiliser des financements nécessaires pour l’investissement et l’équipement en infrastructures».

C’est ce qui a permis d’aboutir à une réduction de la masse salaire. Entre 2016 et 2017, l’effectif de la compagnie est passé de 734 à 590 employés ; L’entreprise à capitaux publics a pu redorer sa crédibilité auprès des différents fournisseurs : le taux de régulation des paiements et des facturations (BSP) a connu une «forte augmentation» de 283%.

Sur le plan opérationnel, Camair-co  en 2017, a opté pour une approche à deux segments. Après le maillage réussi des dessertes domestiques sous le slogan «Le Cameroun d’abord», la compagnie s’est lancée à l’assaut des lignes régionales sous la campagne baptisée «Cap sur le régional». Elle dessert aujourd’hui Libreville au Gabon, Bangui en Centrafrique, Dakar au Sénégal et Abidjan en Côte d’ivoire. Elle a annoncé l’acquisition prochaine de deux Bombardiers Q400 et le retour en flotte de son Boeing B767-300 en révision dans les ateliers Ethiopian Airlines à Addis-Abeba.

Source : News Aero

février 16, 2018

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