Déploiement : QNET prend pied en Afrique centrale

L’entreprise malaisienne de vente directe de produits ouvrira bientôt une agence à Douala pour desservir la sous-région.

L’entreprise malaisienne de vente directe de produits ouvrira bientôt une agence à Douala pour desservir la sous-région.En l’espace de cinq mois, QNET a organisé quatre évènements au Cameroun: la remise de don d’ordinateurs au ministère de la Jeunesse lors de la journée internationale de la jeunesse le 12 août 2017, deux expositions de ses produits du 14 au 18 octobre dans les villes de Douala et de Yaoundé et une convention de l’un de ses distributeurs (Powerful Tide) du 08 au 10 décembre dernier au Palais des sports de Yaoundé. Cette intense activité au Cameroun de l’entreprise malaisienne de vente directe de produits trahit la place importante que le pays occupe dans sa stratégie de déploiement. Stratégie qui vise à densifier la présence de l’entreprise en Afrique.

QNET veut en effet faire du Cameroun un hub pour la distribution de ses produits en Afrique centrale. Pour ce faire, les responsables de l’entreprise annoncent pour bientôt l’ouverture d’une agence à Douala. Erika Lindou, promoteur des «Journées de l’entreprenariat chrétien» (devenues aujourd’hui «Journées de l’entreprenariat éthique au Cameroun», JEC), désigné il y a quelques mois représentant légal de QNET au Cameroun, aura en charge de piloter ce projet.

Mise en garde

Même si l’entreprise revendique plusieurs milliers de représentants indépendants au Cameroun, elle reste consciente que l’industrie de la vente directe reste incomprise. En prélude à l’ouverture de l’agence de Douala, la convention de la Powerful Tide (PT Con) avait pour but de renforcer les capacités de ses distributeurs indépendants et sensibiliser sur la vente directe et les valeurs de QNET. Selon, Trevor Kuna, le CEO de QNET, «QNET est une entreprise de marketing de réseau.  Une entreprise de vente directe 100% e-commerce». Son modèle d’affaire «consiste à établir des réseaux de vente sur la base du bouche à oreille» et de percevoir des commissions  sur la vente des produits.

«Si vous partez dans un magasin acheter un appareil d’une marque que vous recommandez par la suite à une connaissance vous n’allez rien gagner. Mais avec QNET, une recommandation vaut le début du partenariat et donc d’un profit. Chez nous, on est payé sur la base de ses capacités à se déployer sur le terrain et d’attirer les consommateurs. On me paie sur mes ventes personnelles et sur les ventes de mon équipe selon un plan clair de compensation», ajoute VC Jean Luc Sialou, représentant indépendant de QNET et leader de la Powerful Tide. Mais pour autant, «les activités de QNET ne sont pas un plan pour faire fortune rapidement», se sont employés à marteler les responsables de la boîte. Lesquels ont par ailleurs mis en garde les potentiels représentants indépendants de la marque contre la publicité mensongère. Dans les fiches d’adhésion, les candidats sont d’ailleurs appelés à s’engager à «ne pas utiliser de pratiques ou documents commerciaux faux, trompeurs, mensongers ou déloyaux» et à «ne présenter que des estimations de revenus réalistes, en indiquant la nécessité de faire les efforts appropriés».

Partenariats

Durant cette convention de formation à laquelle ont pris part plus de 4000 personnes (en majorité des jeunes) venus du Gabon, Bénin, Togo, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Tchad, Bénin, Guinée Equatoriale, Congo, République démocratique du Congo et du Cameroun, un accent a aussi été mis sur le leadership. «J’ai compris en 2010 en Malaisie, lors d’une formation, pourquoi les asiatiques en général et les autres peuples sont allés très vite par rapport à nous (Africains).C’est parce que dans tout développement, il faut du leadership. Le leader, c’est celui qui peut prendre des décisions et être capable de supporter tout ce qu’il a comme challenge pour pouvoir avancer» justifie VC Jean Luc Sialou, représentant indépendant de QNET.

Pour fixer son encrage au Cameroun et dans la sous-région, l’entreprise malaisienne, a déjà trois atouts: 1- Son partenariat avec la CAF pour le sponsoring de la coupe des Confédérations et la Ligue des champions africaine; 2- Il est le partenaire exclusif de vente direct du club Manchester City, club de la premier League de football anglaise; 3- La marque QNET a pour ambassadeur l’ivoirien Cheick Cissé, champion olympique 2016 de Taekwondo.

Augustin Tacham (stagiaire)

 

Trevor Kuna: ‘’La contribution de l’Afrique à notre chiffre d’affaires varie entre 20 et 25%’’

QNET prend ses marques au Cameroun. L’entreprise malaisienne de vente directe de produits était présente à la convention organisée par l’un de ses grands distributeurs «la Powerful Tide» du 08 au 10 décembre dernier à Yaoundé. Il était question de former au marketing de réseau et au leadership plus de 4000 participants venus de plusieurs pays africains, notamment du Gabon, Bénin, Togo, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Tchad, Bénin, Gui née Equatoriale, Congo, République démocratique du Congo et du Cameroun. A l’issue, de cet évènement, le directeur général de QNET a accepté de lever un pan de voile sur cette activité encore mal connue et a décliné ses ambitions pour l’Afrique.

‘’La contribution de l’Afrique à notre chiffre d’affaires varie entre 20 et 25%’’

En un mot c’est quoi QNET?

QNET est une entreprise de marketing de réseau. Une entreprise de vente directe 100% e-commerce. Notre modèle d’affaire consiste à établir des réseaux de vente sur la base du bouche à oreille. Et, sur la vente de ces produits-là, on gagne ce qu’on appelle des commissions. Tout repose sur un système de parrainage. Je te réfère et, sur la base de la vente des produits, toi aussi tu réfères quelqu’un d’autre et ainsi de suite. C’est comme ça que nous gagnons de l’argent et uniquement sur la base des commissions.

QNET est une entreprise globalement installée. Mais vous savez, aujourd’hui l’industrie de la vente directe est vraiment incomprise. C’est pourquoi nous avons aussi une plateforme (www.qnet.net) sur laquelle toute l’information de QNET est disponible. Sur cette plateforme, n’importe qui peut également aller faire des achats en toute sécurité, avec fiabilité, quelque soit l’endroit où il se trouve dans le monde, et il est livré. C’est tout cela que nous sommes venus expliquer aux Camerounais.

Pouvons-nous avoir un aperçu de la taille du marché de QNET?

En 2017, nous avons réalisé un chiffre d’affaire de plus 500 millions de dollars. Et la contribution de l’Afrique à notre chiffre d’affaire varie entre 20 et 25%. Parmi nos plus grands marchés figurent les Emirats et l’Inde.

Mais il faut dire que, nous nous intéressons d’avantage à l’Afrique. Pour le moment, nous sommes déjà installés en Côte d’Ivoire, au Niger, au Mali, Guinée Conakry, Togo, Benin, Sénégal, Cameroun, Burkina Faso, Tanzanie, Rwanda, Cameroun, Tunisie, Maroc, Algérie, Egypte. Soit 16 pays, et le marché continue de grandir.

Dans le monde entier, nous avons près de 25 agences, plus de 40 stockists (les gestionnaires de stocks, Ndlr) qui servent de liens entre les représentants indépendants et l’entreprise dans le cadre de la distribution. En termes d’emplois, QNET emploie plus de 1000 personnes de nationalités différentes. C’est ce qui fait de nous une entreprise mondiale.

Outre l’Afrique, quels sont les autres marchés sur lesquels QNET opère et quels sont les marchés cibles à venir ?

Nos cibles sont un peu variées. Car, nous nous attaquons aussi aux pays du Golf (Arabie Saoudite, Oman, les Emirats, etc,). Pour 2018, nous souhaitons mettre un accent sur l’Europe notamment dans des pays comme l’Allemagne, la Pologne, l’Italie. Au niveau de l’Asie du sud-est, nous visons le Vietnam. Avec une population qui avoisine 90 millions, nous pensons que c’est un marché d’avenir. Toujours dans la dynamique 2018, l’Afrique n’est pas en reste. Les Etats-Unis sont aussi dans notre viseur, même si c’est pour 2019. Nous lorgnons aussi la Russie car il y existe plusieurs micro-états.

Quels sont vos projets d’expansion pour l’Afrique dans les années à venir?

Notre expansion peut se décliner en 4 points. Le premier point consiste à ce que nous appelons les «experiences center» qui sont des points dans lesquels vous pouvez toucher la réalité des produits de QNET comme ce que nous avons en Malaisie. Le deuxième projet, c’est la construction d’un Hub central. Central, parce que le fait de prendre les colis en Malaisie et les expédier dans les différents pays engendre des coûts additionnels tels que ceux de la manutention. Le Hub central qui sera installé au Togo vise donc à minimiser tous ces coûts. Le troisième projet est celui du sponsoring que nous avons signé avec la CAF et qui nous permettra de coller notre image à celle de l’instance faitière du Football africain pour soutenir les compétitions telles que la CAN et la Champions League africaine. Le 4e projet est construit autour du champion olympique, Cheick Cissé Sallah qui a accepté d’être notre ambassadeur de marque. Voilà les piliers sur lesquels nous comptons nous appuyer pour nous propulser. Je peux d’ores et déjà vous dire que vous me verrez plus souvent en Afrique et au Cameroun.

De plus en plus en Afrique,  on parle de partenariat, d’entrepreneuriat, avez-vous une  stratégie sur le moyen ou le long terme pour une fabrication des produits sur le continent?

Bien sûr que nous y avons pensé et nous y pensons d’ailleurs encore. Mais, pour l’instant, nous analysons encore cette idée. Je tiens à préciser que nous restons ouverts à des propositions qui vont dans ce sens. Mais, pour l’instant, je dois dire que nous comptons sur les 4 projets que j’ai cités précédemment pour nous déployer à court et moyens termes.

Est-ce que l’entrepreneuriat est une bonne chose pour l’Afrique, où les prévisions montrent que le nombre de jeunes augmentera considérablement dans les 25 prochaines années ?

Aujourd’hui, je dirais que l’entreprenariat est une bonne chose. Néanmoins, la véritable réponse à votre question c’est le e-commerce, la vente directe, ou le marketing de réseau. C’est pourquoi je loue l’initiative des fondateurs de QNET qui ont eu une idée de jonction entre l’entreprenariat, le e-commerce et le marketing de réseau. Ils ont réussi à faire cette jonction-là de façon intelligente. Ce qui fait que cela a changé beaucoup de vie. Et c’est de cela que l’Afrique et sa jeunesse ont besoin. Car, c’est l’alternative véritable pour offrir un emploi décent à la jeunesse, lui proposer de changer la mentalité. Quitter la mentalité d’éternel assisté pour aller vers celle où tu peux changer le cours de ton histoire économique, de ton histoire personnelle. Dans ce cadre, QNET est la bienvenue. Car, cette entreprise est venue booster l’univers entrepreneurial.

Lorsque vous faites les dernières statistiques en termes d’entrepreneurs, les femmes en Afrique sont vraiment nombreuses. C’est une réalité qu’il faut véritablement exploiter à bon escient. Et si c’est le cas, nous allons y parvenir.

Considérez-vous les jeunes comme la principale cible de QNET ?

QNET est parti du constat qu’il existe deux types de jeunes. Ceux qui veulent travailler toute leur vie puis aller en retraite et d’autres qui sont prêts à travailler pendant un temps après cette période, chercher une autre activité dans laquelle ils sont patrons et pourront entreprendre. C’est ce deuxième groupe qui est notre cible.

Propos recueillis par Augustin Tacham (stagiaire)

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