La crise sanitaire fait pression sur les notes souveraines des États de la Cemac

Les États de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) seront durement impactés par la pandémie de Covid-19.

 

Pris individuellement, ils connaîtront des fortunes diverses. Mais il est constant que ceux d’entre eux qui ont une forte dépendance vis-à-vis du pétrole soient les plus touchés. Heureusement pour eux, la donne change un peu lorsqu’on aborde la situation au niveau communautaire. C’est en tout cas la voie royale pour s’en sortir que leur trace Standards and Poors Global Ratings. Dans son rapport publié le 14 mai dernier et intitulé: «Double pression sur les notes des États de la Cemac, mais l’union fait la force», l’agence américaine de notation défend l’approche sous-régionale pour juguler les effets de la crise sanitaire.

«L’union monétaire offre un cadre de résistance accru aux chocs exogènes liés à la chute des exportations de pétrole et limite la volatilité des taux, contribuant à atténuer les pressions exercées par le service de la dette extérieure», fait valoir S&P Global ratings. Toutefois, les experts de l’agence s’inquiètent d’un certain nombre d’indicateurs, dont «la baisse de la demande extérieure, du commerce, de l’activité économique, le verrouillage des principaux partenaires commerciaux (Chine et Europe) et le resserrement des conditions de financement, avec pour conséquence la détérioration du budget de la sous-région et des déficits commerciaux».

D’après leurs analyses, ces considérations exercent une pression supplémentaire sur les économies les plus fragiles de la sous-région. En tout état de cause et selon le rapport, Standards and Poors prévoit «une croissance économique plus faible au Cameroun, moins dépendant du pétrole (B/stable/B), et une récession au Congo-Brazzaville (B — /négative/B).

 TAA

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