Concours de lecture à haute voix : Le Comité d’organisation donne le ton

Privilégiant une approche plus inclusive, des dispositions ont récemment été prises en faveur des potentiels candidats déficients visuels, ainsi que pour la mise en place du jury anglophone.

Le concours de lecture à haute voix entre dès ce 28 mars 2021 dans une phase décisive. Puisque c’est ce dimanche-là que toute personne âgée entre 7 et 77 ans et s’étant acquittée de la somme de 1000 FCFA, pourra prendre part à la première grande partition de la compétition, à savoir la dictée radio-télévisée et également diffusée en direct sur Facebook. Pour tout dire, la nouvelle orchestration qui constitue en réalité une innovation par rapport à ce qui avait été annoncé le 18 février dernier, marque aussi une évolution pour le comité d’organisation. Ce dernier n’a, en effet, eu de cesse de donner le ton, en privilégiant notamment l’approche inclusive. C’est alors sous ce prisme et sous l’impulsion du promoteur, Ferdinand Nana Payong, que ledit comité a pris de nouvelles dispositions destinées à éviter toutes fausses notes. La principale visée, à ce stade, étant d’ouvrir la compétition aux candidats déficients visuels, mais également de permettre au jury anglophone désormais au complet de donner de la voix.

Approche inclusive
Avec la confirmation de la mise en place du jury anglophone, les jeunes camerounais d’expression anglaise peuvent désormais faire plus sereinement acte de candidature. Selon le souhait du comité d’organisation, en effet, les candidats sont dorénavant regroupés en trois catégories dont les deux premières, A et F, prennent en compte l’approche linguistique. Et de fait, les élèves de «Class 5» et «Class 6» vont aussi pouvoir faire valoir leur talent et prétendre comme leurs compatriotes des classes de CM1 et CM2, au statut de futurs «bao» de la lecture.
Pour ce qui est, par contre, de la troisième catégorie ciblée, elle porte précisément sur les élèves déficients visuels également désireux de mettre à contribution la justesse de leur diction et la puissance de leurs cordes vocales. Et c’est pour prendre en compte cette réalité que le comité d’organisation a indiqué en guise de modalité pratique, que s’agissant «des non-voyants ou malvoyants, les textes lus seront au préalable transcris en braille».

Modus operandi
Concrètement, le candidat qui doit être inscrit dans un établissement public ou privé au Cameroun, doit au préalable obtenir l’autorisation parentale. Après quoi, le futur «bao» procède au choix d’un livre d’auteur camerounais ou africain et y sélectionne un passage. Alors, vient «la lecture à haute voix du texte qui doit être enregistrée dans une vidéo de 120 secondes maximum et envoyée par WhatsApp au comité d’organisation», indique, à toutes fins utiles, le promoteur.

Pour la suite du concours, elle se décline simplement en compétions régionales, évaluations et délibérations par des jurys francophone et anglophone présidés respectivement par Alain Belibi, l’ancien directeur du pôle central radio à la CRTV et Peter Essoka, le président du Conseil national de la Communication (CNC). Et c’est le 28 mai prochain au soir, que les finales vont se dérouler en direct sur les antennes de la CRTV. La cerise sur le gâteau sera alors constituée de la remise des prix aux différents lauréats devenus par le fait-même, les futurs «bao» de la lecture et à ce titre, des modèles pour les autres jeunes.

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