Secrétariat exécutif de la CEA : Antonio Pedro pour succéder à la Camerounaise Vera Songwe

L’information relative à  la démission de l’économiste camerounaise est rendue officielle par le bureau de l’Uneca ce 01er septembre.

«La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe, a démissionné, à compter du 1er septembre 2022, après cinq années de service dévoué à la CEA et ses États membres», indique un communiqué disponible sur le site de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies.

L’information ainsi confirmée a abondamment été relayée par les médias depuis le mois d’août après que Vera Songwe a fait part de son départ au cours d’une réunion de travail. Les perspectives professionnelles de cette économiste de renom restent inconnues à ce jour. Elle sera provisoirement remplacée à ses fonctions par Antonio Pedro, jusqu’ici secrétaire exécutif adjoint de la CEA chargé de l’appui au programme.

Nommée à ces fonctions le 13 avril 2017 en remplacement du Guinéen Carlos Lopez, Vera Songwe a à son actif la mise en place de la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf). Elle a par ailleurs entrepris de nombreuses réformes au sein de l’Uneca qui ont conduit à l’amélioration du budget et des finances au sein de l’instance. Elle aura également plaidé pour des ressources adéquates pour la relance de l’Afrique face à la pandémie de Covid-19; favorisé les partenariats public-privé; et la promotion de la fabrication locale pour réduire la volatilité de la croissance en Afrique, entre autres. A cela s’ajoute la création du Centre numérique d’excellence, du Forum régional africain pour le développement durable et du Fonds d’appui au leadership de la femme africaine.
«Au moment de partir, je suis tout à fait conscient que nous sommes encore loin de la croissance de 10 % nécessaire pour atteindre une Afrique prospère, une Afrique qui offre des emplois, des soins de santé et une bonne éducation pour tous. Les crises récentes et en cours sont aggravée par la volatilité de l’espace politique africain, la montée des tensions géopolitiques mondiales et une menace persistante de l’instabilité macroéconomique. Nous avons encore beaucoup de travail à faire», déclarait Vera Songwe dans le cadre des 18 éditions de la série «Questions-réponses avec la secrétaire exécutive» de l’Uneca.

Louise Nsana

 

 

 

 

 

 

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