Mouvement OTS et OTA : le gouvernement lance une chasse à l’Homme

Le ministre de l’Administration territoriale accuse les représentants de ce regroupement d’enseignants d’illégalité et de surenchère.

Au ministère de l’Administration territoriale, la poursuite des menaces de grève par le corps professoral irrite. Le ministre en charge de ce département, Paul Atanga Nji, a de ce fait instruit les gouverneurs de régions de procéder à l’ «identification » et à l’ «interpellation» des mouvements OTS (On a trop supporté) et OTA (On a trop attendu), à l’origine de la fronde des enseignants du premier trimestre. Mettant désormais certains syndicats hors de la table des négociations, Paul Atanga Nji entend maintenir la collaboration avec les organisations corporatives les moins contestataires.

«Pour les enseignants absents de leurs postes sans aucune raison valable, vous tiendrez la main ferme à l’application des sanctions prévues par les textes en vigueur», martèle Paul Atanga Nji dans une correspondance le 6 mai dernier.

Plusieurs raisons sont avancées par le membre du gouvernement. Ce dernier évoque la persistance des velléités frondeuses malgré les mesures gouvernementales en cours pour répondre aux exigences des enseignants ; la surenchère dans les revendications portées par une chaine de représentants en constant mouvement, entre autres.

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«Bien plus, certains enseignants qui se réclament des mouvements OTS et OTA ont été surpris en pleine réunion avec des responsables de partis politiques et d’ONG. L’objet des échanges n’avait aucun rapport avec les doléances des enseignants, mais plutôt des projets politiques à caractère insurrectionnel. Ces suspects sont actuellement en cours d’exploitation», écrit –t-il.

Pour avoir participé aux frondes du premier trimestre, les enseignants sont ciblés par des décisions disciplinaires ordonnées par la ministre des Enseignements secondaires et celui de la Fonction publique. Ce dernier avait annoncé, début avril, la révocation prochaine de quelques 7 500 fonctionnaires dont 75% sont des enseignants.

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Louise Nsana

 

 

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