Adaptation et imprégnation : Une «UE» à valider pour les «Bleus»

L’université de Yaoundé I à Ngoa-Ekelle vit au rythme de la rentrée académique et des préinscriptions dans les différentes filières. Face aux difficultés rencontrées, les nouveaux étudiants se disent impressionnés par l’environnement universitaire.

La configuration des amphis est également une source d’angoisse

Aux alentours et à l’intérieur de l’Université de Yaoundé I à Ngoa-Ekelle, l’on peut voir des nouveaux étudiants avec des documents en main. À la Faculté des Arts, Lettres et Sciences humaines, ils entrent et sortent d’une salle. C’est la phase des préinscriptions qui se poursuit, y compris celle des orientations. «Les préinscriptions se passent bien, sauf que c’est un nouveau milieu que je vais découvrir. Comme pour tout nouveau, le milieu est un peu frustrant. Dans la mesure où l’on n’est plus avec ses anciens camarades et enseignants du secondaire et on découvre de nouveaux visages», remarque Stevy Essono. Le nouvel étudiant constate également que «pour les préinscriptions et inscriptions, ce n’est plus vraiment la même chose. Je me sens quand-même soulagé d’être arrivé à ce niveau, je ne suis plus au secondaire. Le mieux c’est de m’adapter au nouvel environnement».

Néanmoins et malgré quelques angoisses, le jeune étudiant se réjouit de l’accueil des responsables. «L’accueil se passe bien, ils nous renseignent sur comment l’université fonctionne, comment opérer le choix d’une filière, et sur les débouchés». À chacun et à tous, des responsables ont notamment indiqué que «le choix d’une filière se fait sur la base des critères observés sur le relevé de notes. Par exemple, pour faire LMF (Lettres Modernes Françaises), il faut avoir une note de 12/20 en littérature et Langue française», se remémore Stevy Essono.

Une assertion entérinée par Junior Avolo qui avec sourire déclare: «l’environnement est différent du lycée, parce qu’ici, on ne suit pas comme au secondaire. À l’université, si tu n’es pas conscient, tu ne vas pas réussir. Et à cela, il faut ajouter les difficultés financières. Si l’on n’est pas bien organisé on ne peut pas s’en sortir. Pour le choix de ma filière, au départ j’ai choisi de faire Histoire, on m’a orienté vers la sociologie au regard de ses ouvertures. Pour ce qui est enfin des cours, ils vont démarrer la semaine prochaine».

On s’intègre…
Malgré la poursuite des préinscriptions, il faut noter que les cours ont bel et bien démarré ce 5 octobre 2021 à la faculté de Géographie. «Contrairement au secondaire, l’enseignant allait trop vite. On n’écrit plus au tableau, il faut suivre les explications pour bien les restituer sur nos formats. Et il faut surtout bien prendre les notes puisque ce n’est plus le cours, tout est différent du secondaire», constate Florette. «Comme autre changement, on a cours trois fois par semaine, on nous a scindés par groupes.

Les cours ont débuté lundi. Et au département de Géographie, on nous a scindé en quatre groupes, le premier groupe fait cours lundi de 7h30 à 18h, et les autres suivent le même programme jusqu’à samedi. La raison étant la pandémie du Covid-19 qui sévit encore. Et on fait cours en présentiel et sur les plateformes numériques. On alterne», relève pour sa part Ousmane. Et l’étudiant de conclure qu’il se sent à l’aise dans cet environnement qu’il trouve «très sympa. Je suis ravi de voir les étudiants venus des autres lycées et autres localités. On essaie peu à peu de s’intégrer dans milieu», fait-il savoir.

Olivier Mbessité

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