Établissements clandestins : Sans foi, ni loi à Douala

Malgré la notification interdisant leur fonctionnement, ils continuent de mener leurs activités sans gêne.

À Divine Star Comprehensive College, les inscriptions continuent en toute quiétude. Pourtant l’établissement scolaire fait partie de la liste des 47 établissements privés de la région du Littoral, recensés comme clandestins au titre de l’année 2021-2022 dont le début des cours est programmé pour le 6 septembre prochain. Les responsables n’ont pas voulu s’exprimer, mais la sonorisation mise à contribution pour attirer les parents d’élèves, témoigne de leur entrain.

Au Mother Charity Foundation, le responsable fait savoir que le centre existe depuis 2017 et accueille uniquement les déplacés internes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ce dernier indique aussi qu’une procédure pour l’acquisition d’une autorisation en bonne et due forme est en cours. «Voici la lettre déchargée par le sous-préfet de Douala 2ème. Et voici une autre de la délégation régionale des Enseignements secondaires du Littoral. Pour leur signaler qu’il y a un petit centre pour encadrer les enfants qui ont fui la guerre dans le Noso», affirme Khan Cocomus, promoteur dudit centre.

Quoi qu’il en soit, tous ces établissements du primaire et du secondaire sont logés à la même enseigne et ont été épinglés pour violation de formalités légales de création ou d’ouverture dans le fonctionnement. Mais pour certains responsables, il s’agit simplement du «même manège exécuté chaque année à la veille de la rentrée scolaire par les Ministères en charge de l’éducation pour procéder au recensement des établissements clandestins».

Diane Kenfack

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