Grand prix francophilie des médias 2021: Bientôt l’heure de la moisson pour les journalistes culturels

Douze femmes et hommes de médias spécialistes des industries culturelles seront auréolés lors de la deuxième édition des Awards 2021 prévue le 4 septembre prochain au Palais des Congrès de Yaoundé.

Porter la culture camerounaise au firmament, tel est le challenge que se donne Laurentine Assiga. La présidente du Réseau des journalistes culturels (RJ2C) part en effet du constat que «l’être humain est par essence culturel». Et que de façon contradictoire, «les personnels de cette spécialisation subissent beaucoup de frustrations».

L’organisation de la deuxième édition des Awards 2021 s’inscrit dès lors dans cette perspective. Elle est celle «de motiver les journalistes culturels. Étant donné que dans nos rédactions, parfois dans les services ‘‘Culture’’, on envoie le plus souvent les moutons noirs, ceux qui n’ont pas été performants ailleurs. C’est eux qu’on balance là-bas. Or, la culture n’a pas besoin de moutons noirs», s’indigne Laurentine Assiga.

Avant d’ajouter : «à ces moutons noirs, nous voulons cependant dire qu’ils peuvent transformer cette offre en or. Il faut donc leur présenter les côtés positifs de cette spécialisation. Et pour le faire, c’est à travers cet évènement qui ne concerne pas uniquement le Cameroun, parce que la problématique est aujourd’hui internationale. C’est pourquoi nous avons intégré l’événement pour qu’il épouse les contours internationaux».

Accompagnement
Pour ajouter au caractère international de la cérémonie, l’ambassadeur de France S.E Christophe Ghuilou, parrain de l’évènement, a pris part à la conférence de presse tenue le 31 août 2021 dans les locaux de Africa Business Center à Yaoundé. Plusieurs raisons expliquent l’accompagnement de cette deuxième édition des Awards par le diplomate français. «Tout d’abord, c’est l’honneur pour moi d’être parrain de cette édition. Et en plus, parce que cela concerne la presse. La France est très attachée à la presse et à la liberté d’expression. Deuxièmement parce qu’il s’agit de culture, et comme vous le savez, la culture représente une part importante de l’économie camerounaise, de l’économie française. Nous sommes très attachés à ce que la culture camerounaise soit valorisée, soit expliquée. Et enfin, parce que tout cela participe à une bonne éducation des citoyens, du public, de vos lecteurs, de vos auditeurs et téléspectateurs sur l’importance d’une analyse objective, précise et également de la lutte contre les mauvaises informations et les infox qui circulent un peu partout», explique l’Ambassadeur de France.

Les lauriers
Pour cette deuxième édition des Awards 2021, douze lauriers camerounais sont nominés. Ils viennent des quatre différents médias, notamment la presse écrite, la radio, la télévision et enfin la presse digitale. Et les critères de sélection selon les membres du jury reposent sur les différents genres rédactionnels à savoir les chroniques, portrait et autres.

Quoi qu’il en soit, l’initiative est encouragée par Armand Abanda, représentant du ministre de la Culture. Selon les dires du responsable, ce sont les journalistes culturels «qui donnent le ton, mais malheureusement, c’est un rôle qui est souvent ignoré. C’est lui qui construit en réalité l’ensemble des valeurs et qui propulse l’artiste. Il est donc important qu’il puisse prendre conscience du rôle qui est le sien, mais surtout, qu’il joue ce rôle à travers les organisations médiatiques organisées lui permettant de s’exprimer à son plus haut niveau», déclare-t-il. Pour cette raison, le représentant du ministre de la culture se plaît à rappeler que «le journaliste culturel n’est pas un entonnoir, mais quelqu’un qui au quotidien devrait se cultiver et connaître sa société».

Olivier Mbessité

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