Zlecaf : le label «Made in central Africa» trace sa voie

Parmi les pistes jusqu’ici explorées par les institutions sous-régionales pour tirer avantage de la Zlecaf, il y a celle prometteuse du label «Made in central Africa». Allant alors au bout de cette logique, le Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a pris l’initiative, le 29 janvier dernier, d’organiser un webinaire pour baliser la voie de la concrétisation de cette option.

D’après les indications données à ce sujet, il était globalement question pour les participants de procéder «au lancement du processus visant la création du label ‘‘Made in central Africa’’», envisagé dans le cadre de la réunion virtuelle comme «une opportunité pour tirer profit de la Zlecaf en Afrique centrale». De façon concrète, ce à quoi on devrait s’attendre dans les prochaines semaines, c’est qu’un appel à candidatures soit lancé pour la création graphique du label. Mais avant d’en parler, le directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la CEA a d’abord tenu à donner quelles indications nécessaires à la compréhension du processus ainsi enclenché. À en croire alors Antonio Pedro, «ce label est, en réalité, l’un des piliers pour la mise en œuvre du consensus de Douala. Et le processus que nous lançons aujourd’hui implique notamment que nous aurons besoin de la contribution de tous, des consommateurs et de tous les gouvernements de la sous-région». Selon le responsable de la CEA, en effet, la création d’un label «Made in central Africa» va surtout conduire à «l’émergence de champions nationaux et régionaux qui seront en mesure de participer en contexte de la Zlecaf, dans la chaine de valeur nationale, sous-régionale, continentale et pourquoi pas mondiale».

Cela dit, le processus de lancement d’un label spécifique à l’Afrique centrale n’est pas une création ex-nihilo. Il va prendre appui sur le travail abattu jusqu’ici par la Cemac et la CEEAC, en ce qui concerne notamment la définition des règles d’Origine. Il sera simplement question «de veiller à les simplifier», a souligné Antonio Pedro. Par ailleurs, la création du «Made in central Africa» pose plusieurs problèmes pratiques qui ont été soulevés pendant la rencontre virtuelle. Il s’agit, entre autres, des critères d’accès au label en raison de la superposition des règles d’Origine nationale, régionale et de la Zlecaf; de sa spécificité et de sa plus-value; de l’alignement avec le Plan d’industrialisation en Afrique centrale et de l’implication des entités nationales en charge des normes et de la qualité ou de la promotion des investissements. Toutes ces préoccupations constituent autant de pôles de réflexion qui feront l’objet de rencontres ultérieures.

Théodore Ayissi Ayissi

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