La CEA, la sous-région et le label «Made in central Africa»

Le régime préférentiel désormais en vigueur en Afrique centrale fait des émules. Car, pour faire encore mieux que le label Cemac, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Cemac elle-même, se proposent d’en instituer un autre dans la sous-région. Dans un communiqué récemment publié à ce propos par la CEA, on apprend alors que les trois institutions ont lancé un appel à propositions dans ce sens. Cette initiative, dont les contributions sont attendues jusqu’au 12 octobre prochain, va ainsi permettre de fixer les contours du «Made in central Africa».

Le nouveau label sous-régional ne vient cependant pas remplacer celui déjà existant. Sur la foi des explications données sur ce point par la CEA, le label Cemac sera en réalité la principale condition d’obtention du nouvel agrément et, par voie de conséquence, d’admission à ce nouveau régime pour l’instant encore en étude. Pour les trois institutions à la manœuvre, le «Made in central Africa» charrie beaucoup d’attentes, notamment en ce qui concerne le positionnement de la sous-région sur le marché continental. Avec l’entrée en vigueur prochaine de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), l’Afrique centrale a en effet intérêt à peaufiner sa stratégie de conquête et à affuter ses armes. Le nouveau label est alors de ce point de vue présenté comme «un marqueur de l’origine des produits de qualité de la sous-région». De même, il est appelé à inciter «à une saine concurrence dans la production industrielle et des services, ceci pour un commerce de qualité au niveau sous-régional, puis intra-africain», a fait prévaloir la CEA dans son communiqué.

Du «Made in central Africa», il est, dès lors, attendu que l’initiative booste les échanges au niveau communautaire, puisqu’à date, ceux-ci ne se situent qu’à 3%. Mais plus spécifiquement encore, le nouveau label porteur des ambitions de la sous-région va, d’ores et déjà, permettre de «démontrer la détermination de l’Afrique centrale à poursuivre la diversification verticale-horizontale induite par le commerce, et d’inciter les entreprises et les industriels à faire plus d’effort en matière de valeur ajoutée et d’assurance qualité», ont relevé les trois institutions.

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

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