Appui budgétaire de l’Union européenne au Cameroun : 50 milliards de plus pour le secteur rural

La dotation dont la signature de l’avenant a eu lieu le 16 décembre 2019 à Yaoundé, fait suite aux bons résultats enregistrés dans le cadre de la première phase 2017-2019.

La commission de l’Union européenne vient de faire un don de 50 millions d’euros au gouvernement camerounais pour soutenir des réformes dans le secteur rural. C’est ce que l’on retient de la cérémonie de signature de l’avenant au contrat de réforme sectorielle  entre Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais de l’Économie de la Planification et de l’aménagement du Territoire et Hans Peter Schadek, chef de la délégation de l’Union européenne au Cameroun, le 16 décembre 2019.

Selon le Minepat, le nouvel appui financier adossé à cet avenant s’inscrit dans la continuité de l’engagement de l’Union européenne pour une contribution à la modernisation de l’action publique camerounaise et en soutien au programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) en juin 2017. Il porte sur une enveloppe supplémentaire de 50 millions d’euros (32 783 106 500 FCFA) pour des décaissements respectifs de 24 millions d’euros en 2020 et 24 millions d’euros en 2021, avec une allocation de 2 millions d’euros pour les mesures complémentaires.

La dotation budgétaire fait suite aux progrès réalisés dans le cadre de la première phase de ce programme  de financement (2017-2020). Il s’agit notamment de la publication du premier catalogue national des semences végétales, la conduite des réformes essentielles dans le secteur semencier, l’augmentation de 10% des quantités de semences de pré-base dans les filières prioritaires, la validation de la politique nationale de santé animale et de santé publique vétérinaire.

Conditions

Toutefois, dans le cadre de ce nouvel appui, le gouvernement camerounais devra s’arrimer à certaines conditions. «En rapport avec ce nouvel appui, les principales réformes à mettre en œuvre au cours des deux prochaines années sont d’une part portées par les conditions générales habituelles à cette modalité de soutien. Ces réformes sont portées, sur les conditionnalités adossées à des indicateurs de performance traitant entre autres de l’exécution de la politique nationale de semences végétales (PNSV) et de la politique de santé animale et de santé publique vétérinaire ; de la mobilisation et de la transparence dans les taxes affectées aux secteurs cacao et bois », a déclaré Alamine Ousmane Mey.

Au cours du cycle budgétaire 2017-2019, un montant global de 89 millions d’euros, soit 58 milliards 380 millions FCFA a été décaissé en direction du trésor public camerounais au titre de l’appui budgétaire sectoriel de l’Union européenne.

Joseph Julien Ondoua Owona

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