Noso : Le règne des engins explosifs?

Des forces de défense et de sécurité victimes.

Panique sur le campus de l’Université de Buea après une exploision

On n’avait pas fini de pérorer sur les explosions simultanées de mercredi dernier 10 novembre 2021 à l’amphithéâtre 600 de l’Université de Buea et à Brasseries Junction par Bamenda que samedi dernier, une autre déflagration à Santa, porte d’entrée et de sortie de la région du Nord-Ouest a fait au moins neuf victimes parmi lesquelles un civil et huit éléments des forces de défense et de sécurité. Un véhicule transportant des forces mixtes de maintien de l’ordre (policiers et gendarmes) a selon des sources sécuritaires essuyé une attaque à lance-roquette. Le conducteur, malgré toute sa dextérité a perdu le contrôle de son véhicule et s’est retrouvé en brousse. À en croire nos sources, c’est ici que les assaillants ont pris sur eux d’éliminer les occupants (neuf au total) et d’emporter leurs armes et munitions.

Il ne fait point de doute qu’il s’agit d’un attentat ciblé. Car comment comprendre pour une route où la circulation est dense, que seul le véhicule de nos forces de défense et de sécurité soit atteint. Tout porte à croire que les assaillants savaient pertinemment que la voiture des forces de défense et de sécurité passeraient par là et ont actionné au moment opportun leur plan macabre.

Pendant près de quatre heures, la circulation a été interrompue sur cet axe samedi, après le forfait. Aucun mouvement de voiture en provenance ou en partance de Bamenda. Un cordon de sécurité a été formé autour du lieu, le temps non seulement d’évacuer les victimes, mais aussi pour les spécialistes de la balistique de mesurer l’impact et prendre quelques indices.

On se souvient que la déflagration du campus de Molyko à Buea mercredi dernier avait fait quartoze blessés parmi les étudiants. C’était une trentaine de minutes après la tenue d’une conférence sur la construction de la paix à l’amphi 600. Conférence à laquelle prenait part le Haut-commissaire du Canada au Cameroun. Aussi faut-il le rappeler, la ville de Bamenda et singulièrement le lieu-dit Brasseries Junction essuyait ce même mercredi une autre attaque à la bombe qui avait fait cinq blessés. L’engin explosif improvisé étant dissimulé dans un Call box.

Au moment où nous mettions sous presse nous apprenons que deux autres militaires auraient ce weekend, perdu la vie vers Mbengwi. Ils auraient été victimes d’une attaque perpétrée par des combattants séparatistes de la République virtuelle d’Ambazonie.

Zéphirin Fotso Kamga

Insécurité : Une fillette tuée par balle à Bamenda

La quiétude relative de la population de Bamenda a été ébranlée vendredi dernier 12 novembre 2021.

Martin Mbarga Nguele, le DGSN

Il était un peu plus de 12h, lorsqu’un élément de la police, au poste de contrôle à New Road Junction mile 2 Nkwen, interpelle un véhicule de marque Pickup. Le conducteur refuse délibérément de s’arrêter et poursuit sa course effrénée. L’élément de sécurité dans l’intention d’immobiliser ledit véhicule en fuite ouvre le feu. Malheureusement, il rate sa cible. Brandy Tataw, une fillette d’environ huit ans, de retour des classes, passe par là. Elle est atteinte par la balle perdue tirée par le policier. Elle rend l’âme. L’information fait le tour de la cité capitale du Nord-Ouest. L’adrénaline monte dans la cervelle de certains citoyens qui transportent le corps inerte sans vie et font le tour de certaines artères de la ville de Bamenda. Ils dénoncent cette tuerie de trop qu’on aurait pu éviter.

En soirée, le délégué général à Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele a publié un communiqué dans lequel, il annonce non seulement la mise aux arrêts de l’auteur de cet incident, mais aussi il adresse ses condoléances à la famille éprouvée. Le patron de la police révèle également dans ce communiqué, l’identité de l’auteur. Il s’agit d’Alain Fagha, actuellement à la disposition de la division régionale de la police judiciaire de Bamenda où une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur cet incident. Aussi, Martin Mbarga Nguele précise l’identité du conducteur : Ngum Goodluck, directeur général d’un établissement de microfinance de la place.

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