Contribution communautaire d’intégration : le temps de la pédagogie à la CEEAC

Comment amener les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) à contribuer aux charges de l’institution sous-régionale et à s’approprier la Contribution communautaire d’intégration (CCI)? C’est tout l’enjeu d’un séminaire organisé le 9 novembre dernier par la Commission de la CEEAC.

La Task force de la Commission de la CEEAC.

Les travaux tenus par visioconférence marquaient le début d’une série d’actions pédagogiques. Celles-ci ont concerné dans un premier temps cinq des onze pays de la Communauté. Au rang de ces États, il y a Sao Tomé et Principe, l’Angola, la République Démocratique du Congo (RDC), le Burundi, et le Rwanda. «L’enjeu majeur de la rencontre virtuelle est d’impliquer ces États membres qui n’appliquent pas encore ce Mécanisme, afin de les amener à l’intégrer dans leur corpus juridique et financier», relève un communiqué de la Commission de la CEEAC.

Pour le président de l’institution sous-régionale, incorporer la Contribution communautaire d’intégration dans les documents juridiques et financiers relève d’une nécessité absolue pour la survie de la Communauté. Gilberto Da Piedade Verissimo défend précisément l’idée que «la construction d’un espace économique viable exige un coût qu’il importe non seulement d’évaluer, mais aussi et surtout de financer». Par souci d’efficacité, le séminaire a été organisé autour de plusieurs exposés et échanges. Les experts de la CEEAC et les autres participants ont notamment revisité «le concept de la CCI, son mécanisme de fonctionnement et ses modalités de calcul; abordé les Pratiques nationales en matière d’exonérations et enjeux en matière de données statistiques; et pris connaissance des analyses des mesures à mettre en place par la République d’Angola», relève encore l’institution communautaire.

Il a ainsi été rappelé aux représentants des cinq premiers pays de la CEEAC concernés par cette initiative, toutes les charges communautaires supportées par la CCI. Il s’agit pour l’essentiel «du budget de la Commission de la CEEAC, du budget du Conseil de paix et de sécurité (COPAX), des dotations du Fonds de Compensation, de Coopération et de Développement, des dotations spéciales, des budgets des organismes spécialisés, et de toute autre action décidée par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement», présente le communiqué.

TAA

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