Stratégie de renaissance du Lac Tchad : Une mission de sensibilisation annoncée

L’engagement du gouvernement camerounais dans la stratégie de stabilisation du bassin du Lac Tchad est conditionné par cette mission d’information dont la date d’arrivée reste pour l’instant inconnue.

 

Une vue de la séance de travail entre le Minepat et la CBLT

C’est une constance unanimement partagée, pour renaître de ses cendres, le lac Tchad a besoin d’une thérapie de choc. Reçu en audience par le ministre de l’économie le 24 juillet dernier, le Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) et Chef de Mission de la Force Multinationale Mixte (FMM) Mamman Nuhu a présenté les ressorts de la renaissance du bassin du Lac Tchad. Une stratégie pour la stabilisation, le redressement et la résilience est en voie d’implémentation. Sa mise en œuvre est subordonnée par l’information et la sensibilisation des gouvernements. « Nous avons besoin de 5 ou 7 jours pour rencontrer individuellement les membres du gouvernement concernés et leur exposer la stratégie » a sollicité celui qui a été nommé lors de la dernière conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement en 2018. La mission du Cameroun devrait intervenir dans la fourchette « fin du mois de juillet, début du mois d’Aout » s’est avancé Alamine Ousmane Mey. « La date vous sera transmise après la concertation avec toutes les parties prenantes » précise le ministre de l’économie.

Dévastée par les menées terroristes de la secte islamiste Boko Haram et anesthésiée par l’assèchement du Lac, la région attend de se reconstruire. Les missions de sensibilisation déjà effectuée au Nigéria et au Tchad ont permis de saisir les départements ministériels directement impliqués dans la mise en œuvre de la stratégie de stabilisation. « Ceux-ci ont pris la pleine mesure de ce qui est attendu d’eux » a assuré le patron de l’organisation hydropolitique. La stratégie comprend 9 piliers : la coopération politique, la sécurité et les droits de l’homme, le désarmement, la démobilisation, réhabilitation et la réintégration, l’assistance humanitaire, gouvernance et contrat social, relance socioéconomique et gestion durable de l’environnement, éducation, planification et compétences, protection de la biosphère et de la faune et autonomisation de la femme et de la jeunesse.

Plaidoyer

Le Secrétaire Exécutif de la CBLT a formulé un ensemble de doléances à son hôte du jour. Au chapitre desquels, la contribution du Cameroun au financement de l’organisation hydropolitique. La CBLT attend 1,8 milliard Fcfa du Cameroun, qui en le deuxième contributeur de l’organisation après le Nigéria. De même, le Cameroun n’a toujours pas transmis son instrument de ratification de la charte de l’eau de la CBLT. L’entrée en vigueur de celle-ci est conditionnée par cette action.  Enfin, la transmission par le Cameroun des données afin de consolider la banque de données sur le périmètre lacustre. A toutes ces doléances, Alamine Ousmane Mey a promis rentré en contact avec ses collègues compétents.

Zacharie Roger Mbarga

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