Gouvernance institutionnelle : la Bdeac valide son comité d’éthique et de déontologie
Désormais, le comité d’éthique et de déontologie de la Banque de Développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac) constitue la plaque tournante de la nouvelle culture éthique de l’institution bancaire. C’est dans le cadre du renforcement de la gouvernance institutionnelle de la Bdeac, que cet organe spécialisé par les plus hautes instances de décision, a tenu sa réunion au siège de la banque à Brazzaville, en RD Congo. Cette réunion, présidée par Patrick Kei Boguinard, administrateur représentant la Banque africaine de Développement (Bad), au sein du conseil d’administration de la Bdeac, était la toute première. À l’ordre du jour, le comité a principalement examiné la question de l’incompatibilité éventuelle d’un administrateur indépendant avec ses nouvelles fonctions politiques dans son pays. Afin de se hisser au niveau des standards élevés, la Bdeac, grâce à la tenue de cette première réunion, manifeste sa volonté de transformation et de modernisation.
À bien comprendre, c’est dans le cadre des réformes engagées sous le plan stratégique 2023-2027 « Azobé », que la direction de la banque a fait adopter par le conseil d’administration tenu le 19 décembre 2023 à Douala, le mandat et la désignation des membres dudit comité. Lequel était composé d’un administrateur représentant les actionnaires de la catégorie A, d’un administrateur représentant les actionnaires de la catégorie B et d’un actionnaire désigné par le conseil d’administration. La création de ce comité a été approuvée en 2018. Et avait pour objectif principal de proposer au personnel, aux présidents, vice-président, aux administrateurs, des conseils d’experts sur les questions d’éthique, les dilemmes et les défis liés au travail. Ceci, afin d’éviter les conflits d’intérêts perçus ou potentiels dans l’exécution de leurs tâches et attributions.
Diane Kenfack