Bourse du fret: vers une réduction des délais de transit dans la sous-région

L’idée de la mise sur pied d’une Bourse du fret au profit des transporteurs opérant le long du corridor Douala-Bangui-Ndjamena continue de faire son chemin. Elle a constitué le 28 mars dernier le principal point à l’ordre du jour de la réunion tripartite des gestionnaires du fret terrestre tenue dans la capitale économique du Cameroun. Les différents responsables camerounais, centrafricains et tchadiens ont convenu de contribuer à l’opérationnalisation dans les meilleurs délais de cet instrument. La digitalisation des procédures leur apparaît en effet comme une avancée destinée à faciliter les formalités, mais aussi à réduire les délais de transit le long dudit corridor. «Elle représente de ce fait la gestion idéale du fret et nous œuvrons de notre côté au Tchad, pour arriver à cette Bourse du fret qui permettrait de nous améliorer davantage», a confié à la CRTV, Rayhana Adam Saley, directrice générale du Bureau national du fret terrestre du Tchad (BNFT Tchad).
Neuf recommandations ont été formulées. Et le coordonnateur du Bureau général du fret terrestre (BGFT) du Cameroun escompte à travers elles un renforcement de l’intégration sous-régionale et une fluidification des échanges commerciaux entre le Cameroun, le Tchad et la RCA. El Hadj Oumarou dit à en outre espérer «rapprocher les différents pays, non seulement de la zone Cemac, mais aussi et surtout ceux de la CEEAC».
La Bourse du fret a vocation à mettre en contact en un même lieu, l’offre et la demande exprimées dans le domaine des transports de marchandises. Cela devrait se traduire par un gain de compétitivité pour les corridors sous-régionaux. Les coûts de transport sur les principaux axes reliant les pays de la Cemac sont encore cités parmi les plus élevés au monde.

Théodore Ayissi Ayissi

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