Le divers au-delà des faits

Iban Salvador Edu, très soucieux de présenter ses tatouages pendant la CAN

Mesures
À la suite de la bousculade mortelle survenue lundi au stade d’Olembe à Yaoundé, de nouvelles mesures de sécurité plus draconiennes ont été mises sur pied par les autorités camerounaises. Parmi ces mesures, l’on annonce un important déploiement de gendarmes «en tenue» aux abords du stade, ainsi qu’à l’intérieur de l’enceinte sportive.Ce dispositif de sécurité vise à éviter l’envahissement de l’aire de jeu par les supporters. L’on se souvient que le 20 janvier, des supporters ont envahi le terrain après le coup de sifflet final du match Côte d’Ivoire-Algérie. Les stewards de sécurité n’avaient pas pu contenir la foule. Cette situation a valu au Cameroun, un avertissement de la Confédération africaine de football (CAF), qui déplore « un manque de sécurité » lors dudit match. Les autorités locales veulent éviter un nouvel incident, car les matchs des Lions drainent généralement des foules.

Hashtag
Ceux qui vivent la CAN 2021 sont d’accord que la compétition est infestée de fake news. Et voici que des experts camerounais ont créé le hashtag #SOSCMR pour contrer l’invasion de fake news et bashing dont est victime le pays organisateur de la 33e CAN. Ce qui est clairement dit c’est que le but de #SOSCMR n’est pas de définir une vérité officielle mais de déceler les manipulations orchestrées par des activistes politiques ou des organisations poursuivant leurs propres objectifs. Comment ça marche ? Lorsque vous tomber sur une publication qui insulte le #Cameroun, les lions indomptables, le président de la FECAFOOT, Une ancienne gloire, etc. Mettez juste #SOSCMR et l’artillerie lourde rappliquera.

Palabre
Hier mercredi au stade Japoma, peu avant le match les opposant aux Pharaons d’Égypte, les Éléphants de Côte d’Ivoire ont été hués par le public présent dans les gradins. Des passes d’armes entre supporters de l’équipe ivoirienne et quelques Camerounais, voilà qui n’a pas échappé aux caméras de télévision, encore moins aux photographes à Douala. Regrettable, selon le journaliste Anthony Pla. «On se fait détruire à l’extérieur de l’Afrique. Ce duel entre les camerounais et les ivoiriens sur la toile, je trouve ça dommage; je ne pense pas qu’on véhicule une belle image à l’extérieur».

Suggestion
Quand les équipes évoluent sur le terrain, chacun fait un peu à sa sauce. En amont, chacun dit des choses vraies et insensées sur les joueurs et leurs coaches. Tout le monde a ses phrases, Et chacun le fait à sa manière depuis le début de la CAN. Pour faire simple, Carlos Queiroz conseille aux médias «d’embaucher des experts pour lire le jeu de l’Égypte». D’après sélectionneur portugais de la sélection égyptienne, «Le football est un jeu d’opinions, d’erreurs…Sans être une affaire de ceux qui ne savent comment il fonctionne».

Projet
Carlos Queiroz, toujours lui, rumine le sien depuis. Hier en conférence de presse d’avant-match à Japoma, le sélectionneur des Pharaons d’Égypte a dit préparer un livre. Le titre : «les blagues du football». Si le technicien portugais n’a pas donné plus de détails aux journalistes, il a néanmoins fait sentir à quoi va ressembler le contenu de son ouvrage. Extrait du verbatim repiqué sur ABK radio: «Mais ce n’est pas la CAF qui me paie, c’est la Fédération égyptienne. Je ne peux rien faire pour vous (pour expliciter le schéma de jeu, NDLR). Après le match, je serai heureux de vous aider. Avant, nous savions qu’il y avait des professionnels parmi la presse, qui apprenaient à lire les matches quand ils écrivaient dessus, et maintenant il faudrait que nous expliquions à la CAF le système de jeu ! Mon problème, c’est que si je donne ma composition une heure et demie avant le match, je ne sais pas dans quelles mains va finir ce papier, peut-être dans celle de l’adversaire. Alors laissez-moi mettre des attaquants en défense (sur la feuille de match)».

Attitré
Le monde du football regarde et surveille de près ce qui se passe pendant la CAN 2021. Là, un homme de Valladolid se charge d’immortaliser chaque instant, chaque but, chaque déception, chaque joie de la compétition mais surtout de l’équipe de Guinée équatoriale, dont il est le photographe officiel. Andrés Domingo García, à 29 ans, est déjà un vétéran de la chambre des sports avec une vaste expérience dans ce travail, mais maintenant en terres africaines, il vit son expérience «la plus spéciale».

Autre chose
Les Super Eagles sont retournés chez eux après avoir été éliminés par les Aigles de Cathage. Réagissant à cette contre-performance de l’équipe nigériane, Wanku Kanu, qui avait souhaité bonne chance aux Super Eagles avant le match contre la Tunisie, a déclaré qu’il était fier de l’équipe nationale du Nigeria. L’ancienne star de l’Ajax a également exhorté les Super Eagles à qualifier le Nigeria pour la Coupe du monde 2022 de la FIFA au Qatar. Kanu a écrit sur Twitter lundi matin: «Les gens de mon pays. Oui. Les Super Eagles sont éliminés de la #afcon21 Tout de même, nous apprenons de nos erreurs et allons de l’avant. Allons-nous qualifier pour la Coupe du monde».

Confraternité
Après l’avoir éliminé, Tom Saintfiet soutien Kaba Diawara. Le sélectionneur de la Gambie a demandé lundi que les autorités guinéennes puissent accorder du temps à l’actuel patron du Syli pour qu’il fasse progresser le groupe. «Je suis sûr que c’est parce que Kaba n’a pas travaillé longtemps comme sélectionneur. Il faut que la Guinée lui donne du temps pour qu’il crée une équipe plus forte pour l’avenir. Parce qu’il est un bon entraineur. Il a une équipe avec beaucoup de qualités» a déclaré le technicien belge, qui a eu Kaba Diawara comme joueur au Qatar.

Tacle
Le VAR ? Il y en a un qui, au cours de cette CAN 2021 n’a pas hésité à tacler l’utilisation l’arbitrage vidéo. Il s’agit de Aliou Cisé, le sélectionneur de l’équipe du Sénégal. «Moi j’ai toujours parlé de ce VAR. Est-ce que c’est l’arbitre qui est au centre qui décide ou ce sont les gens qui sont en haut qui décident. Nous on a bénéficié de par le passé de la chance de ce VAR, mais ça nous a également porté préjudice plusieurs fois. C’est toujours le débat. Moi ce que je pense, c’est que l’arbitre central est le maitre du jeu. Il faut à un moment donné le laisser décider. Il est amené à se tromper comme un entraineur peut se tromper, comme un joueur peut louper une passe. On n’est que des êtres humains».

Tatouages
Ce n’est pas un scoop, Iban Salvador Edu a un ego surdimensionné. Il râle, parle aux arbitres, il a les cheveux roses et une gueule de méchant hollywoodien. Mais Iban Salvador Edu, le leader de la Guinée Équatoriale, est surtout un excellent joueur de football (seul joueur élu deux fois homme du match à la CAN lors de cette édition). Contre les Fennecs d’Algérie, il a marqué un but et l’a calmement célébré. Il a alors enlevé son maillot, levant les bras au ciel en laissant apparaître son dos recouvert de tatouages. L’exhibition n’a en tout cas pas plu à l’arbitre qui a infligé un carton jaune à l’attaquant comme le veut le règlement à chaque fois qu’un joueur enlève son maillot pour célébrer un but.

Épouses
La présence affective est nécessaire pour tout compétiteur dans un tournoi qui dure souvent longtemps. Le téléphone c’est bien beau mais rien ne remplace la rencontre de visu. La présence des proches, celle des épouses en particulier permet à ceux qui ont joué et qui sont un peu euphoriques de remettre les pieds sur terre comme elle atténue la frustration de ceux qui ne jouent pas. Au sein des Lions Indomptables, on semble l’avoir intégré.

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