Pour «Une Seule Santé» en Afrique centrale : La FAO et la CEEAC font équipe

Les deux institutions se sont associées à d’autres partenaires pour procéder à Douala, avant la CAN 2022, à l’évaluation de l’approche et au renforcement de sa mise en œuvre à l’horizon 2025.

Il y a eu de bonnes nouvelles en matière de santé avant le début de la CAN TotalEnergies Cameroun 2021. Elles concernent pour l’essentiel la définition et la mise en œuvre de l’approche «Une Seule Santé» dans l’espace de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Un panel d’experts de haut niveau a procédé à l’élaboration d’une nouvelle définition. Et l’atelier du 14 au 15 décembre dernier à Douala au Cameroun a permis à l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) de passer en «revue la mise en œuvre des recommandations des ateliers sur cette approche pour la sous-région Afrique centrale», renseigne un communiqué en date du 12 janvier 2022.

L’institution onusienne a bénéficié dans cet exercice de l’appui et de la participation de plusieurs partenaires. Parmi eux, la Commission de la CEEAC. Il existe en effet, avec l’institution sous-régionale, «une collaboration à travers laquelle un cadre d’actions conjoint de travail pour la promotion de l’approche ‘‘Une Seule Santé’’ FAO-CEEAC est en cours d’élaboration», s’est félicité Hélder Mutéa. Le coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale s’exprimait ainsi à l’intention de Ludovic Fiomona Tamadea. Le représentant de Gilberto Da Piedade Verissimo, président de la Commission de la CEEAC, a en retour souligné qu’«en tant que Communauté, la Commission de la CEEAC représente une opportunité pour entraîner les pays de la sous-région à s’engager fortement en faveur de la promotion de l’approche «Une Seule Santé» afin de réduire les risques d’émergence et de réémergence des maladies infectieuses».

Autres partenaires
La liste des partenaires intègre aussi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme des Nations unies pour l’Environnement (Pnue) et l’Organisation mondiale sur la santé animale (OIE). Les travaux de Douala ont par ailleurs connu la participation active du secrétariat exécutif de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac), la Commission économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirah) et de l’Organisation de coordination et de coopération pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC), entre autres.

Toutes ces institutions défendent l’idée d’une «interdépendance entre les secteurs de la santé humaine, santé animale et de l’environnement au niveau national, régional et mondial». L’atelier sous-régional de Douala a donc une fois de plus été l’occasion d’«apporter des réponses synergiques et efficaces aux menaces sur la santé publique en Afrique centrale», précise encore le communiqué de la Commission de la CEEAC.

Évaluation
Deux réunions ont précédé l’atelier de Douala. À savoir: la réunion sur l’approche «Une Seule Santé» dans la Région Afrique organisée en novembre 2012 par l’OMS/Afro à Libreville (Gabon) et l’atelier sous-régional sur la lutte contre les zoonoses dans le cadre de l’approche «Une Seule Santé», organisé par la FAO en octobre 2017 à Brazzaville au Congo. Plusieurs recommandations sont faites au cours de ces assises. Et le constat fait les 14 et 15 décembre dernier à Douala est que «des progrès réels sont confirmés dans la mise en œuvre desdites recommandations formulées lors des ateliers précédents malgré des différences observées entre les États Membres», rapporte le communiqué.

Pour accélérer la mise en œuvre complète, concertée et efficace de l’approche «Une Seule Santé» en Afrique centrale à l’horizon 2025, «des domaines et des actions prioritaires d’intervention ont donc été identifiés, ainsi que le mécanisme de suivi». À en croire la Commission de la CEEAC, «les participants ont également partagé leur expérience en termes de succès, défis rencontrés et les solutions pour y remédier».

Théodore Ayissi Ayissi

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