UEAC : Le Comité Inter-États balise l’ordre du jour

En prélude à la 35è session du Conseil des ministres des pays de l’UEAC qui aura lieu le 10 août prochain, plusieurs sujets d’intérêt communautaire sont inscrits à l’ordre du jour de la réunion virtuelle des experts des pays membres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC).

Placé sous la présidence de Charles Assamba Ongodo (directeur général de la Coopération et de l’Intégration régionale au ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) et président dudit comité), le Comité Inter-États a deux jours (4 et 5 août 2020) pour peaufiner les dossiers à soumettre aux ministres des 6 États de la Cemac (Communauté économique des États de l’Afrique centrale). Ces derniers se réuniront le 10 août prochain dans le cadre de la 35e session du Conseil de l’UEAC.

Lors de l’ouverture des assises, Charles Assamba Ongodo a déclaré que les travaux « portent principalement sur l’examen de différentes affaires se rapportant aux mesures de relance d’après Covid-19, au financement de la Communauté, ou encore à la libre circulation en Zone CEMAC ». Ce n’est pas tout. Selon l’orateur, les experts débattent aussi de l’itinérance sur les réseaux mobiles de communications électroniques ouverts au public en zone Cemac.

Textes

Sur le plan institutionnel, les travaux de cette session du Conseil vont également permettre l’examen des projets de textes. Précisément : l’Acte additionnel portant élection des députés au suffrage universel indirect ; le règlement portant mise en place du mécanisme d’alerte précoce des déséquilibres macroéconomiques en zone Cemac  et le règlement portant création et fonctionnement de la brigade mixte Cemac.

Joseph Julien Ondoua Owona, stagiaire

 

Pr Daniel Ona Ondo

Lors de l’ouverture du Comité Inter-États tenu par visioconférence, le président de la Commission de la Cemac est revenu sur les effets néfastes de la pandémie du coronavirus sur l’économie de la sous-région Afrique-centrale.

À l’instar des autres pays, la pandémie à coronavirus a profondément affecté les économies de notre espace communautaire. Que ce soit dans notre zone ou ailleurs, les mesures prises pour freiner sa propagation se sont traduites par un quasi-arrêt des pans entiers des économies. Les acquis de réponses à la crise économique née de la chute des cours du pétrole en 2014 ont été remis en cause. Bien que nous ne cernions pas encore la durée de cette crise sanitaire, le PIB en zone Cemac devrait se contracter de l’ordre de 4 à 6%. Une telle évolution s’accompagnerait d’une détérioration significative des conditions de vie de nos populations, aggravant ainsi la précarité et la pauvreté. Cette morosité qui va de pair avec des risques d’aggravation des déficits budgétaires va rendre difficile la préservation de la viabilité de la dette qui pourrait fragiliser davantage la stabilité financière. Globalement, nos pays ont besoin de couvrir, au risque d’obérer davantage les déséquilibres macroéconomiques, un gap de financement non négligeable estimé par la Beac à près de 1500 milliards de FCFA.

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