Désenclavement de la RCA : priorité aux infrastructures portuaires et aéroportuaires

Plusieurs projets infrastructurels tiennent à cœur les pouvoirs publics en République Centrafricaine (RCA).

Le président centrafricain également sur le front
de l’intégration sous-régionale.

Ils ont récemment été présentés par le Premier ministre centrafricain, Henri Marie Dondra, et figurent comme des priorités dans la politique générale du gouvernement pour le compte du quinquennat en cours. Au moins deux de ces projets ont une portée sous-régionale, voire internationale. Ils portent pour l’un sur la construction du Port sec de Beloko et pour l’autre sur la construction d’un deuxième aéroport international. En effet, il est prévu à l’horizon 2025 que ces infrastructures contribuent à desserrer l’étau de l’enclavement autour de la Centrafrique. Ce faisant, elles devraient également permettre de mieux intégrer ce pays de la sous-région dans l’espace communautaire, ainsi que dans le commerce international.

Le Port sec de Beloko présente l’avantage pour la RCA de faire partie des onze projets intégrateurs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Il sera situé à 578 km de la sortie nord-ouest de la capitale centrafricaine et est appelé à constituer un élément important du corridor Douala-Bangui. Selon les informations communiquées à ce sujet, le coût de l’infrastructure est à l’heure actuelle estimé à 184 millions d’euros. Cependant, le Premier ministre centrafricain a récemment laissé entendre devant la représentation nationale centrafricaine que le gouvernement en est encore à «finaliser les études de faisabilité».

De façon spécifique, il est attendu de cette infrastructure qu’elle contribue à résoudre le problème d’approvisionnement de la RCA. Ceci en facilitant «les opérations de transit de l’import et de l’export depuis et vers la Centrafrique», selon une source proche du gouvernement. De même, l’augmentation des recettes de l’État et une meilleure maîtrise du volume des échanges avec les autres pays de la sous-région et le reste du monde, font partie des perspectives positives de la mise en place de l’infrastructure.

Quant au projet de construction d’un deuxième aéroport international en Centrafrique, il est encore dans une phase embryonnaire. Il est toutefois destiné à combler les lacunes liées à l’essoufflement de l’Aéroport de Bangui M’poko mis en service en 1967, et à accroître les trafics passagers/fret.

Théodore Ayissi Ayissi

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