Appel n°2 de NGOG LITUBA : MOSES, Let my people go!

18 années après son tout premier Appel remontant au 03 septembre 2003, paru en page 15 du quotidien “Mutations”, qui conviait les Citoyen(ne)s à bien vouloir “sortir de la servitude imposée sur eux par le régime Biya”, Dr. Daniel Boo estime, dans ce second Appel, que le Président Biya qui, à l’instar de Moise, est arrivé au pouvoir en 1982, se trouve, en 2021, totalement à bout de ses ressources physico-intellectuelles!

Aussi, devrait-il, par conséquent, logiquement laisser au peuple de son pays, l’opportunité de “négocier une autre piste de son processus du Développement”…  

L’écrivain, ex-secrétaire du colloque historique ayant regroupé les plus éminents intellectuels anglophones et francophones, organisé du 13 au 14 septembre 1995 par le Forum Cameroun 2000 du Pr. Henri Hogbe Nlénd au Hilton Hôtel de Yao (Cmr237), sous le Thème: “la question anglophone et l’avenir constitutionnel du Cameroun”, regrette que les slogans de ce régime aient graduellement plongé le pays dans l’inertie, la corruption et bien d’autres vices…

Et, avec les 5 années de crise anglophone, c’est le “berceau de nos ancêtres” qui fonce délibérément vers sa pire catastrophe, en effet, sous l’apathie collective, la désespérante, des Camerounais(e)s, dans leur indéfendable “sommeil mortuaire au premier banc”…

(Un mot sur le style de cette livraison): «son de cloche» dissonant à certaine kyrielle, plus que récurrente, de «motions malodorantes» : la piètre monotonie des fameux «considérants»!, ridicules laïus, les insipides – que personne ne lit du tout!

Rédigés sur commande, en bureaux climatisés, puis, théoriquement signés par telle liste constituée (et oblique)… d’idiots alimentaires : nos mendiants en col blanc, qui, tous, partagent à tout le moins le même ‘rêve ambulant’ de confisquer éternellement et le haut du pavé et les privilèges publics. (Mais, alors, franchement, jusques à quand, Seigneur?)…

En ce moment précis où l’impunité prospère, froide et tranquille, sous l’inertie managériale, avouée chemin faisant, (en… craquant!), à l’occasion de tel inoubliable discours de fin d’année,

Attendu que notre présente, l’éprouvante (et plus que longue) Mésaventure sociale du 06 novembre – de ces pestilentielles ur(i)nes d’Aladji sur tout un peuple, ressenties dans notre chair – relève, à proprement parler, de la Violation inconsciente, totalement stupide et d’autant plus réitérée, du délicat génome de notre Etat (1957) : nos Addhn (Armoiries, Devise, Drapeau, Hymne et Nationalité) sortis des fonts baptismaux le 10 mai 1957 (jeudi).

Spoliation poursuivie, malgré le ‘jet d’éponge’, par tel exceptionnel ‘sursaut de lucidité’, effectif depuis 12 ans, lors du lancement solennel des festivités du Cinquantenaire de l’Enam, daté du 01 décembre 2009 :

‘Conversion de Saint Paul’ qui, en son chemin de Damas, s’est ravisé en prônant humblement (et enfin) la correction opportune, d’autant plus impérieuse, dudit errement, le grossier, déjà vieux de… 49 ans (1972), par Retour simple (et brave) à nos Addhn…

Considérant le développement, effectif depuis 549 ans (1472)!, de nos instincts dévoromaniaques, reconnus à des crustacés, mentalité digestive de certaines… crevettes (en rivière), tendance encouragée, avec effronterie, depuis la recherche si «ardente» des «preuves», jusqu’à cet indéfendable, le refus si durable d’appliquer les dispositions de l’article 66 de la Constitution du 18 janvier 1996, fenêtre permissive, délibérément ouverte à autant de virulents  ‘microbes’!

Fissure injustifiable, la fatale, qui nous mènera tout droit vers le présent (et suprême) Bouquet final, du grand scandale d’Etat, dénommé covidgate!;

Attendu que ladite fourberie originelle – tardivement perçue, kai!, à en croire Aladji qui s’en mordit les doigts – en action au pied du mur, depuis sa toute première prestation de serment sous le signe de la ‘rigueur et la moralisation’, promptement transmuée en ‘Renouveau’; puis, en ‘libéralisme communautaire’ – le fort curieux «livre»-là de cet «auteur» spontané qui, auparavant, n’avait jamais ni ‘réfléchi haut’ quelque part en débat ouvert, ni signé, encore moins, rendu public de quelconque article(!); suivi des ‘ambitions’; puis, des ‘réalisations’, et enfin, des ‘opportunités’, les unes, apparemment, plus ‘grandes’ que les autres(!),

Nomadisme idéologique, à objectif inavoué, consistant à «y durer, rien que pour y durer»!

Y rester, quoiqu’il en coûte, à ladite mangeoire, quitte à y générer tant d’innombrables nuisances.

Longévité démesurée, sous cooptation coquine, aux 4 bouts du territoire, de sa poignée de mêmes têtes, en poste, 4 décennies d’affilée.

‘Clientèle’ hédoniste constituée des mêmes individus, les gérontocrates, désespérément accrochés auxdits ‘avantages de toute nature’

Nivellement social au plus bas de l’échelle de tant de générations d’hommes, de femmes et d’enfants du Triangle afro-portugais (1472) de Rudolf (1914); de Ruben (1958); et de Roland F. (1960), revêtus, chemin faisant, de tant de superlatifs (dévalorisants), en leurs rangs, les plus abjects, des plus endettés (et des plus mal gouvernés), et pis même, des plus pauvres (et des plus corrompus!) ;

Considérant la multiplication des foyers de belligérance meurtrière, qui consomment, plus que bêtement, les précieuses ressources de nos budgets successifs d’investissement public, sous pillages sourds (et aveugles) desdits moyens financiers, allant même jusqu’à subtiliser la tornade entière précitée en dollars covid-19, destinés à protéger les pauvres populations, par ces temps de pandémie;

Au regard du cynisme de ce pouvoir empesté, exercé sous telle justice qui, d’après un érudit, est «le stade suprême de la sécurité des biens et des personnes» et qui, sous nos tropiques, n’est que rendue en faveur exclusive du plus fort (et payant).

Justice du «Loup et l’Agneau»…

Pouvoir démoralisant qui, à l’envi, nous assène, par médias publics interposés, tant de décrets assommants!, instigateur insoupçonné d’autant de réseaux de corruption, pour des rentes viagères à «titres fonciers» établis sur la fortune publique,

Compte tenu de l’absence de bilan, ni de succès réel sur aucun plan – politique, économique, social et/ou culturel – à l’exception de tel opium, l’anesthésiant, distillé sporadiquement par des résultats sportifs, individuels et/ou collectifs, engrangés en milieu jeune.

Considérant l’engourdissement manifeste de cette politique des (illisibles) relations extérieures, scandaleusement plombées par la durée indéterminée des mandats de tant d’étranges «doyens» des corps diplomatiques, postés au bout du monde, à mission inavouée d’intendance des fortunes de la coterie au pouvoir, et ce, tandis que le Cameroun est totalement absent, depuis des décennies, des cénacles altiers où se prennent les grandes décisions de la Planète, pis de plus, et que le passeport camerounais ne suscite plus que de l’abjecte méfiance à l’extérieur..

Dévoiement effectif, sous l’absence remarquée de stratégie prospective de diplomatie efficace…

En relevant, pis en plus, une telle distance physique, l’inexplicable méfiance de ce Chef envers le peuple-là qu’il gouverne – hommes, femmes et enfants qui, en l’espace de 39 ans, n’ont pas aperçu leur Chef dans plus de 10 localités du Cameroun profond – avec pour conséquences, les résidences secondaires, exotiques, du Chef de l’Etat, disséminées en le pays profond, en décrépitude avancée!

Considérant l’effondrement de nos locomotives – bancaire, agricole, industrielle, du transport, etc. – sociétés d’Etat hier prospères, pourvoyeuses de nombreux emplois, et des consistantes dividendes, dissoutes, sans la liquidation effective des droits des milliers d’employés ainsi jetés dans la rue, pauvres hères délaissés dans leur misère, et qui, pour la plupart vont mourir sans avoir perçu leur dû,

Au regard du caractère totalement sinistré et accidentogène du sous-secteur transports, 1. du réseau terrestre, avec le délabrement avancé des chaussées, lorsqu’elles existent du tout, ce à quoi s’ajoute le mauvais état des véhicules, détenteurs, cependant, de fausses visites techniques ; 2. du réseau maritime, quasi-inexistant, alors même qu’abondent des tronçons navigables, cependant jamais explorés, à l’instar de Douala–Edéa-Kribi, et bien d’autres, fluviaux, qui pourraient bien, à diverses échelles, rabaisser nettement  les coûts de transfert des biens et des personnes ; 3. du réseau ferroviaire, en totale décrépitude, avec son bilan fort «éloquent» de zéro mètre de plus, en nouveau rail nullement construit depuis des décennies. Pis, pour autant de tronçons carrément abandonnés pour que des kilomètres de rails soient clandestinement démantelés, puis, vendus sous cape ; 4. du réseau aérien, domaine du bégaiement continu et têtu, avec des aéroports non classés, sinon, carrément menacés de fermeture. Véritable gouffre à sou qui peine tant à exister du tout!…

A l’observation du sous-secteur eau et énergie qui est d’un autre âge, totalement déficitaire, et ce, en dépit de la densité impressionnante du réseau hydrographique de ce pays qui, aussi paradoxalement que cela soit, est sevré d’eau potable.

Enfin, pour ce qui est de l’énergie, la base même de tout développement, en effet, de l’épanouissement culturel et/ou socio-économique, les récentes bretelles, publiquement  remontées par nos honorables députés à ce «figuier stérile», en disent exactement ce qu’il conviendrait de dire.

Soit! Tout cela étant, vu la Démission tacite de ses missions régaliennes, reléguées à des incroyables ‘délégations de signatures’, sous gouvernement non remanié depuis 2018, quelque 3 ans après l’effective ‘redistribution des cartes’, inhérente à toute élection présidentielle, ayant donné sur ce ‘club de football égyptien’, la bien nommée ‘Union récréation’, qui navigue carrément à vue, sans la moindre impulsion initiale, ni aucune coordination en clé de voûte! Avec pour résultat patent, l’érection de chaque Département ministériel en enclave indépendante, autonome à souhait!

Pour que la récente suppression des cérémonies de présentation des vœux, vienne, en comble de burlesque, retirer même la «poignée de main annuelle»-là qui, encore, faisait office d’unique «lien» formel avec la très haute hiérarchie…

Au regard du dévoiement fatal de la fonction publique, et ce, depuis les réductions des salaires – opérées directement, tel dimanche soir, en salle machine et à main levée – aux fins de clochardiser, d’un côté, lesdits agents publics, en les obligeant, de l’autre, à se réfugier lâchement, massivement et à leur corps défendant, dans le parti Polichinelle, en tous lieux, si connu!

Voire, pour les «placer en tas», par relégation, pure et simple, à leur statut (prédestiné) des… crevettes (1472) en rivière, dépourvues de la raison. (Bigre)!,

Mendiants (non déguisés) des trébuchantes prébendes, confinés, dès l’instant, au service exclusif de ladite chapelle sans âme, dont le culte rituel se réduit à l’amassage inassouvi (et mesquin) des avantages précités de toute nature!

Au regard, par ailleurs, des beuveries généralisées pour endormir les consciences; et des monceaux d’ordures pour ces mouches-là (qui s’invitent!); du dépotoir de la piteuse brocante-poubelle de l’Occident – antiéconomique; en plus de tant d’impudiques déviances sexuelles (et autres). Dépravation des mœurs, sous la fugue massive des jeunes vers l’extérieur; pis de plus, du ruisseau précité de sang de tant de Camerounais(e)s qui, sur ordre, continue à être délibérément versé par des… Camerounais, notamment, en nos régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, en l’occurrence, de la même manière (et avec les mêmes atrocités) qu’à la période péri-indépendance.

Considérant la constante, la pontifiante condescendance du conquérant infatué – et non de patriote accessible,

Fermeture orgueilleuse à tout véritable dialogue politique, susceptible d’apaiser durablement les esprits locaux, pour orienter le pays vers son quelconque (et tout nouveau) Contrat social.

Compte tenu de tous ces crimes impunis, rituels ou non – assassinats des figures de proue sociales et/ou religieuses, par probable noyade (ou non) – opérés sans la moindre suite au niveau des tribunaux;

Considérant précisément la non contradiction, ni le moindre démenti à tout ce est dit, pis encore, édité et publié il y a 9 ans, en 2012, aux éditions Khartala à Paris (France). Témoignage littéraire sereinement rédigé en détention par son ancien et très proche collaborateur, Pr. Titus Edzoa, préfacé par Odile Tobner Mongo Beti. Texte de référence qui nous aura révélé les orgies régulières sous macabres exercices à bureaux fermés, pratiques peu orthodoxes ci-après en ce Palais d’Etoudi, à l’effet d’envoûter le peuple, pour le maintenir, ad vitam aeternam, audit pouvoir temporel, à savoir :

  1. Boire tout frais du sang humain ; 2. Pratiquer l’homosexualité ; 3. Consommer la chair humaine faisandée à l’étouffée ; 4. Forniquer avec des cadavres féminins ; 5. Pratiquer des sacrifices humains et autres crimes rituels ; 6. S’abreuver des décoctions hallucinogènes ; etc.

A la vue, empuantie, de tant de pertes en vies humaines, de tant d’horreurs au Noso que l’on n’ose même plus ni annoncer, ni signaler par voie médiatique, aussi bien parmi les pondérés civils, qu’en les naïfs rangs des dociles militaires, des personnels administratifs, en poste à leur propre… abattoir;

Face à autant de décapitations, à couteaux saignants, aiguisés à dessein, enregistrées tout au long des 5 horribles années (2016) de l’odieuse guerre civile, stupidement déclenchée en ce Noso,

Tant de sinistres nuages de brume amoncelés : nos cumulos nimbus-là qui, au fil des jours, progressent, annonçant clairement la catastrophe profilée – quoiqu’évitable encore – à l’horizon si proche de ce Triangle domanial?

– Dieu!, mais, quel ‘sommeil au premier banc’, apathie collective de l’existence de nous autres, passagers à bord du présent Titanic tropical, prenant de l’eau de toutes parts?,

Misérables, qui, à bouches cousues, subissons ledit «chaos lent» – pour emprunter l’expression de tel universitaire?

– Sursautons!, ma foi, mais, franchement, sursautons patriotiquement, bon sang!,

Pour constater que le maintien aussi têtu de la présence, aussi obstinée, de Monsieur Paul Biya en ce Palais de l’Etat, constitue, aujourd’hui plus qu’hier, la cause originelle de l’intenable Enfer qui ira en s’accentuant chaque jour un peu plus : le vecteur pernicieux de toutes ces regrettables calamités, vécues et/ou à venir. (Tenez)!…

(Parlons, oui, à ce niveau, parlons un peu plus bas, si vous préférez vraiment!) :

Albert Einstein, juif allemand, naturalisé américain, l’un des plus grands esprits scientifiques de tous les temps, avait exactement affirmé ce qui suit (cit.) : « faire la même chose tout le temps, en prônant le changement, ne relève que de la pure… folie! (f. de cit.)».

(Juste Ciel!) : que le «Nnom Ngui» accepte, humblement (et enfin), après ses 4 décennies de voies de fait ininterrompues, de laisser sortir d’Egypte, le Peuple de son Pays, pour qu’il négocie une autre piste de son Développement. L’heure étant plus que propice pour la ‘Rencontre promise’ entre sa vie spirituelle et sa vie matérielle : la construction tant annoncée, si vivement attendue, de la Cathédrale/Mosquée/Temple (Cmt) où chacun des millions de Citoyen(ne)s – de cet Etat (1957) du Travail (1957) de la grande Histoire du Martyrium du Triumvirat pivotant R3: Rudolf (1914); Ruben (1958) et Roland F. (1960) – trouverait généreusement (et enfin) sa plus juste et bonne place./-

* Fait à Ngog Lituba, ce jeudi 08 du mois de juillet 2021 de l’An 400 (1621-2021) de la naissance de Jean de la Fontaine (1621-1695), date des levées du corps, l’une, à Douala, de Jérôme Minlénd (1953-2021), Président général de Mbog Liaa; et l’autre, à Yao (Cmr237), du Pr.-poète Patrice Kayo (1935-2021), originaire de Bandjoun.

                                                                                                                                            © Daniel Boo, Dr.-Ing., Ex-Point focal

                                                                                                                                              Science au Brm/Unesco Yaoundé

                                                                                                                                              Président national du Club de Rome

                                                                                                                                              Cameroun (Cdr-c)

                                                                                                                                             Promoteur de la Demecis (Décennie

                                                                                                                                             mondiale (2021-2031) de l’éducation civique

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