«Angara y’a dzal ongola» : Yaoundé à l’heure des références et des interférences

Promu par la délégation des Arts et de la Culture de la région du Centre, le concept juxtapose le passé et les impacts de la modernité sur la capitale camerounaise.

Exposition de l’art culinaire camerounais

On avait pensé que tout le savoir emmagasiné depuis des siècles ne soit désormais plus d’aucune utilité puisque Yaoundé n’est plus ce qu’elle était. La ville a modernisé ses traditions certes, mais ce que la délégation des Arts et de la Culture de la région du Centre a voulu démontrer, du 29 au 2 juillet 2021, c’est que les deux réalités continuent de cheminer ensemble. A travers la foire culturelle baptisée «Angara y’a dzal ongola», il s’agit de rendre hommage à cette histoire qui résiste aux impacts de la vie moderne.

«C’est une occasion pour venir manger les mets du village, se soigner comme au village avec la pharmacopée traditionnelle, découvrir l’art divinatoire, les costumes du village, les objets d’art pour ceux qui voudront s’en procurer», explique une responsable chargée des sur les ondes du poste national la Crtv. Dans l’optique de toucher, et faire adhérer les camerounais à cette belle initiative, la foire «Angara Y’a Dzal Ongola», va se tenir tous les derniers jeudi et vendredi de chaque mois. Et tous les camerounais notamment les jeunes sont attendus, pour vivre et découvrir les différentes richesses du Cameroun profond.

Pour un essai, le décor est suggestif pour une fabuleuse aventure caressant des siècles d’histoire, ballottée entre sérénité traditionnelle, magnificence royale et quelques mystères vaporeux, sur fond de jungle bruissante et touffue. «Tels sont les ingrédients épicés de la féerie Angara y’a dzal ongola, qui se livre sans détour au visiteur dans un espace où culture moderne et nature farouche flirtent à l’infini», vante le dossier de presse de la délégation régionale des Arts et de la culture du Centre.

Bon cru…
Ce 2 juillet 2021, dans chaque stand, les actrices exposent les mets locaux «Sous le stand des Fang Beti, nous présentons le patrimoine culturel du centre, nous sommes dans l’art culinaire, pour satisfaire les papilles gustatives des convives j’ai fait le sanga, l’okok, le rôti d’escargot. Pour les peuples des Grass Fields ils ont prévu le koki, le taro pilé à la sauce jaune, chez les Sawa on a le ndolé et le poisson à la braisé et chez les soudano sahéliens, ils ont également prévu les mets locaux. Comme vous pouvez le constater on a plus loin le vin de palm», confie Louise Ndzana, une exposante. «Je suis venu présenter le cola bafia, avec du vin de palm bafia le «numpé». C’est ce vin de palm qui rassemble et permet au Cameroun d’être un. Quand il y a le cola et le vin de palm dans les cérémonies, il y’a dialogue. C’est à travers le vin de palm et le cola, que nos parents construisaient le vivre ensemble», fait savoir Henri, vigneron.

Olivier Mbessité

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