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Economie rurale : le Padi-Dja, porteur de «vie» à Messamena

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Blondeau Talatala, coordonnateur du Padi-Dja à Messamena

C’est le sens à donner à la construction d’une base de vie et d’entretien des dix hectares de plantation de cacao que reçoit l’arrondissement de Messamena dans le cadre du projet des champ écoles.

Blondeau Talatala, coordonnateur du Padi-Dja à Messamena

Tout est fin prêt pour impulser une grande dynamique autour d’une économie rurale associée à la culture du cacao dans la commune de Messamena (département du Haut Nyong, région de l’Est-Cameroun). Le 31 janvier 2026 marque l’amorce d’une relance entérinée par la réception des bases de vie aménagées par Programme d’aménagement et de développement intégré de la boucle minière du Dja et de la zone frontalière adjacente (Padi-Dja). Dans le but notamment de favoriser l’entretien du champ-école de la localité de Tessa. Soit 10 hectares de caco cultivés sous l’expertise de la Sodecao. «C’est un champ qui permettra aux agriculteurs d’ici et d’ailleurs d’apprendre les meilleures pratiques agricoles», déclarait à cette occasion le coordonnateur du Padi-Dja, Blondeau Talatala. De quoi mettre en lumière, les fonctions assignées aux champs-écoles lancées à Messamena et à Meyomessi (région du Sud). Notamment: favoriser l’apprentissage par l’expérimentation, produire des semences et plants améliorés aux agriculteurs, entre autres. «Cette base de vie et ses blocs latrines vont, en terme d’impact, améliorer les conditions de travail des employés. Ces derniers font de très grandes distances pour rentrer dans les exploitations. Cette infrastructure va également faciliter l’accueil des agriculteurs qui vont converger vers Messamena pour apprendre à planter et maitriser tout ce qu’il y a autour de l’économie du cacao», indique Roger Junior Modo, chef du département du Développement rural et communautaire du Padi-Dja.

Un paysage qui change
La localité de Tessa qui abrite le site du champ école de Messamena est par la même occasion désenclavée. Des aménagements ont été faits sur la route en terre afin de la rendre praticable. De nombreux résultats sont à mettre à l’actif du projet lancé en 2018 en vue de la création d’une chaine de valeur (production, transformation, commercialisation-labellisation). Il s’agit notamment: de la formation à ce jour de 399 producteurs, la structuration et distribution du petit matériel agricoles, des intrants et produits phytosanitaires aux coopératives. La 3e phase ainsi inaugurée prévoit la préparation des unités post récoltes (fermentation, séchage et stockage) ainsi que l’extension aux 11 communes ciblées.

Règlementation de l’UE
La dynamique impulsée autour du cacao survient dans un contexte évolutif sur le plan des normes internationales en matière de lutte contre la déforestation. C’est le cas principalement de l’Union européenne. «Depuis le 21 janvier 2026, nous sommes sous le coup d’une nouvelle réglementation de l’Union européenne qui voudrait que nos producteurs aujourd’hui soient professionnels; que nos parcelles soient géo-localisées; que tout ce que nous faisons en matière de cacao culture puisse suivre les lois et réglementations de notre pays», précise Jean Yves Evina, délégué départemental du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. De quoi replacer le recours aux bonnes pratiques agricoles au centre des intérêts de la communauté nationale.

Louise Nsana

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