Home INTÉGRATION RÉGIONALE Cour des comptes de la CEMAC : nouveaux visages, nouveau souffle

Cour des comptes de la CEMAC : nouveaux visages, nouveau souffle

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À N’Djamena, la Cour des comptes de la CEMAC a changé de main, mais surtout de cap

Le 23 avril 2026, la passation de service a officialisé le relais entre la magistrate équato-guinéenne Rosario Mbassogo Nkung Guidang et le Congolais David Osseke, nouveau Premier président. Au-delà du cérémonial, l’enjeu est clair : consolider le contrôle des finances publiques communautaires. En présence du représentant de la Commission de la CEMAC au Tchad, Abdelbaziz Sarah, des magistrats et des collaborateurs, la responsable sortante a défendu le bilan d’un mandat mené dans un contexte délicat. Elle a rappelé les difficultés des débuts, marqués par la nécessité d’installer la confiance et de donner une véritable consistance à cette haute juridiction régionale. Son passage laisse néanmoins des acquis. Le maintien de douze juges, soit deux par État membre, a conforté l’équilibre institutionnel. Surtout, la publication du premier rapport public annuel de la Cour constitue une étape historique dans la construction d’une culture de transparence budgétaire. Élu à l’unanimité le 9 avril, David Osseke prend la tête d’un bureau renouvelé pour trois ans.

À ses côtés siègent le Camerounais Mballa Etogo, le Centrafricain Romuald Mavoongo et le Tchadien Mouktar Hisseine Mouktar. Le nouveau Premier président a fixé ses priorités : accroître la visibilité de la Cour, renforcer les capacités des équipes et approfondir le dialogue avec les institutions communautaires. Dans une CEMAC confrontée aux fragilités budgétaires et aux exigences de transparence, cette passation dépasse la simple alternance administrative. Elle ouvre une nouvelle séquence pour la crédibilité des finances publiques de la sousrégion et place la Cour face à une responsabilité majeure : devenir le gardien de l’orthodoxie financière communautaire. Dans le style des grandes heures de la presse d’analyse, l’instant vaut avertissement : la gouvernance régionale ne se juge plus aux discours, mais à la rigueur des comptes. R. B. Bihebdomadaire n°730 lundi 27 avril 2026 / www.journalintegration.com

Rémy Biniou

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