Ce financement est la résultante de deux journées de négociations tenues à Yaoundé les 27 et 28 avril 2026, sous l’égide du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire.
Le Cameroun et la République fédérale d’Allemagne ont ratifié mardi, 28 avril 2026, un accord pour la poursuite de la coopération économique entre les deux nations. C’était au terme de deux journées de négociations intergouvernementales conduites côté camerounais par le ministre Alamine Ousmane Mey et par le directeur Afrique de BMZ, Phillip Knill, pour la partie allemande. Ledit accord définit les nouveaux engagements bilatéraux dans les domaines prioritaires de l’agriculture, du développement rural, de la gestion durable des ressources, dont celles liées aux forêts, de la gouvernance, de la décentralisation, de la paix et de la cohésion sociale, ainsi que de la santé. Une enveloppe de 89,2 milliards d’euros (soit 58,43 milliards de FCFA est mise à contribution au titre de dons pour réaliser les programmes inhérents.
La répartition consacre 56 millions d’euros à la gestion durable des ressources, en même temps que 17 millions d’euros sont alloués à la décentralisation et la cohésion sociale (notamment la phase 3 du Programme de développement économique et social des villes secondaires exposées à des facteurs d’instabilité). A côté de cela, l’on enregistre un montant de 2,5 millions d’euros pour le développement durable (coopération technique) et 1 millions d’euros pour la santé (appui à la résilience, santé mère-enfant et le planning familial).
Les assises de Yaoundé ont donné lieu à l’examen de l’état de la coopération liant les deux Etats depuis les années soixante après l’indépendance. Entre les deux Etats. Il en ressort une progression constante des appuis au développement de l’Allemagne en faveur du Cameroun. «Le Cameroun a obtenu de l’Allemagne d’importants financements au cours des trois dernières négociations intergouvernementales de la coopération bilatérale. En effet, en 2021, il s’agissait d’un montant de de 50 millions d’euros. En 2023, c’était 74,45 millions d’euros et en 2026, 89,2 millions d’euros », a souligné le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, au sortir des travaux techniques de Yaoundé.
Mais tout ne s’arrête pas là entre les parties. Berlin est engagé dans la mobilisation de ressources additionnelles en faveur de la protection des forêts. C’est ce qu’augure la signature, en 2024, d’une lettre d’intention à la Conférence de Hambourg sur la Durabilité, pour un montant 2,5 milliards de dollars en faveur de la chaine des chaines de valeur forêt et du développement local. «Ce que nous avons l’intention de faire conjointement avec le gouvernement et le secteur privé, c’est de pouvoir mobiliser beaucoup plus de ressources auprès d’institutions internationales, de fonds multilatéraux. Par exemple, le Fonds vert pour le climat, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, mais aussi par exemple auprès de la Tropical forest forever facility qui a été lancé il y a quelques mois. Le Bassin du Congo et le Cameroun devraient également pouvoir en bénéficier. C’est donc un engagement à long terme et nous voulons vraiment travailler avec la société civile, avec les communautés, avec le secteur privé, et avec le gouvernement pour bien faire les choses et avoir des projets de haute qualité afin de réellement intensifier la production locale et l’économie au Cameroun», précise Philipp Knill.
Les visées définies à Yaoundé à Yaoundé les 27 et 28 avril 2026 sont adossées sur des mesures politiques visant à améliorer le climat des affaires et la dématérialisation des procédures ; le renforcement des chaines de valeur en vue de l’import-substitution, entre autres.
Louise Nsana
