La Banque africaine de développement (BAD) a franchi une nouvelle étape majeure dans l’appui au développement énergétique en Afrique, en mobilisant 5,6 millions de dollars US pour renforcer l’accès à l’électricité à travers des mini‑réseaux électriques dans les zones rurales et périurbaines d’Afrique centrale et de l’Ouest.
Cette initiative, saluée par les autorités régionales et les acteurs du secteur, a été présentée comme une réponse stratégique à l’un des défis les plus pressants du continent : l’accès durable à l’énergie moderne pour tous. L’annonce a été faite récemment à Abidjan, siège de la BAD, à l’occasion d’une conférence regroupant des représentants gouvernementaux, des institutions financières partenaires et des spécialistes de l’énergie. Dans un contexte mondial de resserrement financier, cette mobilisation de fonds traduit l’engagement continu de la BAD à accompagner les pays africains dans leurs transitions énergétiques, en particulier dans les régions où les infrastructures électriques traditionnelles restent insuffisantes.
Les mini‑réseaux électriques, souvent alimentés par des sources renouvelables comme le solaire, permettent d’atteindre des communautés isolées qui n’auraient pas un accès fiable à l’électricité avant longtemps.
En finançant ces projets, la BAD entend non seulement doter des villages et hameaux d’énergie propre et abordable, mais aussi stimuler l’activité économique locale, améliorer les services de santé et d’éducation, et renforcer la résilience des économies face aux chocs externes.
Cette initiative s’inscrit également dans la Vision 2025 de la BAD, qui vise à accélérer l’intégration régionale et à promouvoir des solutions innovantes pour les infrastructures essentielles. En s’appuyant sur des partenariats avec les États membres, les opérateurs privés et les organisations communautaires, la banque entend multiplier l’impact de ces investissements, en favorisant des modèles viables et reproductibles dans d’autres contextes africains.
Les autorités nationales des pays bénéficiaires ont salué cette mobilisation comme un signal fort de confiance dans le potentiel de leurs économies et dans la qualité de leurs réformes structurelles. Elles ont réaffirmé leur détermination à créer des cadres réglementaires propices à l’investissement, tout en veillant à ce que les populations locales tirent pleinement parti des bénéfices de l’électrification.
Pour la BAD, ce programme de mini‑réseaux électriques est plus qu’un simple instrument de financement : il s’agit d’un vecteur de transformation sociale et économique. Dans un continent où près de 600 millions de personnes vivent encore sans accès fiable à l’électricité, chaque kilowattheure produit par ces réseaux représente une avancée tangible vers un avenir plus inclusif, durable et prospère.
Jean -René Meva’a Amougou
