La République démocratique du Congo (RDC) a déclaré vendredi avoir accepté le principe d’un cessez-le-feu proposé par l’Angola, tandis que la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23) a dit ne pas avoir été informée.
Dans un communiqué, la présidence congolaise a indiqué que le chef de l’Etat Félix Tshisekedi avait donné son accord « dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit », réaffirmant l’engagement de Kinshasa en faveur de la stabilité régionale et d’un retour durable à la paix.
L’Angola, médiateur clé de la crise en RDC depuis 2022, a proposé qu’un cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 entre en vigueur le 18 février. La date proposée reste conditionnée à une déclaration publique d’acceptation par les parties, selon les autorités angolaises.
Cependant, un haut responsable du M23, Benjamin Mbonimpa, a déclaré vendredi que le groupe n’avait pas été informé de l’initiative de cessez-le-feu proposée par l’Angola et restait attaché au mécanisme de surveillance du cessez-le-feu convenu à Doha, autre cadre de médiation guidant les discussions entre le gouvernement congolais et le M23 depuis mars 2025.
« Nous ne sommes pas informés de ce qui a été décrété par l’Angola », a-t-il déclaré après une rencontre à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est), entre des responsables rebelles et Vivian van de Perre, cheffe par intérim de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Le M23 a pris la ville de Goma en janvier 2025, puis Bukavu, capitale du Sud-Kivu, le mois suivant. Ces dernières semaines, des affrontements ont été signalés près de la localité de Minembwe, au Sud-Kivu, selon des sources locales.
KINSHASA, 13 février (Xinhua)
