Avant d’en arriver à la présente campagne publique d’appel au « préfinancement de tout ce qui lui est dû, le Dr KEYE NDOGO a présenté, à nouveau, l’affaire aux différentes Autorités concernées.

Le courrier était adressé au Ministre d’Etat Secrétaire Général de la Présidence de la République et au Directeur du Cabinet Civil, pour la très haute attention du Chef de l’Etat, pour leur propre action, les autres étant mis en ampliation : Le Ministre Secrétaire Général des Services du Premier Ministre ; le Ministre des Finances ; le Ministre de la Communication ; S.E.M. le Ministre des Relations Extérieures ; S.E.M. l’Ambassadeur du Cameroun en France.
En relevant que les intertitres sont de la rédaction, voilà, ci-après, le contenu de cette correspondance. Le Dr KEYE NDOGO a écrit :
« J’ai l’honneur de vous adresser la présente Note, pour déplorer le fait que mes problèmes financiers que j’avais soumis, par courrier DHL, au début du mois d’août 2022, à la Très Haute Attention de S.E. Paul BIYA, Président de la République, n’ont toujours pas été résolus :
(1) Malgré vos hautes instructions, moins de deux semaines plus tard, le 17 août 2022, qui demandaient « l’apurement de mes frais de relève et de congés », pour 49.387.850 F CFA, et l’examen tripartite de « mon manque à percevoir sur salaire au titre de l’étranger » qui s’y était greffé et qui s’élevait déjà, en août 2022, à un peu plus de 155 millions (L nB1019/SG/PR du 17 août 2022), somme qui s’élève, désormais, en 2025, à plus de 300 millions ;
(2) Malgré vos multiples relances, dont celle du SG/PM (LB 70/ 9-10 du 20/07/2023) qui vous avait rejoint, dans le combat, en vue de résoudre ce problème ;
(3) Malgré le fait que la réponse (N° 002001/MINFI/SG/DGB/DDPP/CES du 19 octobre 2022) du Ministère des Finances, que les collaborateurs de Monsieur le Ministre avaient, malicieusement, fait signer au Ministre Délégué, qui ne connaissait pas le dossier, s’est, depuis lors, révélée avoir été construite sur de fausses prémisses ;
(4) Malgré le fait que les échanges contradictoires, entre lesdits collaborateurs du Ministre et mon équipe juridique, que Monsieur le Ministre MOTAZE m’avait d’ailleurs conseillé de constituer, à cet effet, aient, effectivement, établi que ladite réponse reposait sur de fausses bases ; et que le Ministre ait, enfin, signé deux Décisions pertinentes, pour clore ce chapitre des frais de relève et de congés, avec des instructions fermes de payer.
On retiendra de la fameuse réponse du Ministère des Finances au MINETAT SG/PR, que les collaborateurs du Ministre avaient basé leur argumentaire sur l’aspect de l’Article 3, du Décret 85/1197 du 29 août 1985, qui limitait, à trois mois, le salaire consulaire dû à un diplomate rappelé. Mais, qu’ils avaient, délibérément, ignoré la fin du libellé dudit Article qui stipule bien : « sauf si le diplomate occupait un poste de responsabilité », ce qui était mon cas…
I. Manque à percevoir sur salaire au titre de l’étranger !
S’agissant de mon « manque à percevoir sur salaire au titre de l’étranger », mes revendications, en faveur d’un tel règlement, ont été confortées par une jurisprudence présidentielle, rappelée, par Monsieur le Ministre MOTAZE, dans les observations qu’il a faites à Monsieur le DDPP, le Directeur de la Dépense de Personnel et des Pensions, sur la Note que ce dernier lui avait adressée, le 29 juillet 2024.
C’est dire que personne ne devrait laisser croire que je cours après une rémunération à laquelle « je n’aurais pas droit », s’il faut reprendre les termes de Monsieur le DDPP !
En effet, la création de ce poste budgétaire aura résulté de leur laxisme, eux qui sont les Conseillers du Ministre et qui ne l’auront pas alerté du danger annoncé, de ce manque à percevoir sur salaire au titre de l’étranger, qui se profilait à l’horizon.
Car, si, en avril 2018, mon dossier ne portait que paiement de mes frais de relève et de congés, on retiendra que le manque à percevoir sur salaire au titre de l’étranger est né de ce que : (1) mon salaire au titre de l’étranger, justement, avait été interrompu, avant que je n’aie perçu mes frais de relève et de congés et (2) mes cris d’alarme qu’on allait aboutir à un manque à percevoir sur salaire au titre de l’étranger, si cette situation n’était pas corrigée et mes frais de relève et de congés rapidement payés, n’avaient pas ému grand monde aux Finances.
C’est ainsi que Messieurs les Conseillers ont laissé ce poste budgétaire se créer tout seul. Sans précaution aucune !
C’est ainsi, aussi, qu’ils ont, par la suite, laissé s’alourdir la dette subséquente à ce poste budgétaire, pour la voir passer d’un peu plus de 155 millions, en 2022, à plus de 300 millions, en 2025. N’ont-ils pas passé leur temps à multiplier les obstacles, au paiement de mes frais de relève et de congés, même après qu’il ait été établi, sans ambages, qu’ils m’étaient dus ?
II. Bloqué au Cameroun depuis onze mois
Pour le reste, voilà que je suis bloqué au Cameroun, depuis onze mois, sans le moindre sou. Car, ces « Powers That Be » qui règnent, sans partage, au Ministère des Finances, et qui méprisent les instructions présidentielles, ainsi que celles de leurs Ministres, se sont, en plus, offert le luxe de suspendre, depuis décembre 2024, la prépension qui m’était versée jusque-là.
Pour vivre comment ? L’inhumanité qui prévaut, dans ce Ministère, n’en a cure !
Je leur avais pourtant démontré que cet Arrêté de Pension attendu du Ministère de l’Enseignement Supérieur, dont ils faisaient la condition sine qua non, pour corriger la situation, ne pouvait pas être disponible, avant la fin de la longue procédure engagée.
Mais, rien n’y fit.
III. Reclassement bloqué au MINFOPRA depuis 30 ans !
Préalable à la délivrance de l’Arrêté de Pension dont le dossier est en attente au MINESUP, il faut que mon Changement de Corps, pour passer de celui des Journalistes à celui de l’Enseignement Supérieur, soit acté. Hélas, mon dossier y relatif, introduit depuis 2008, a été renvoyé trois fois, par les Services du Premier Ministre. Relancé, une 3ème fois, en 2023, puis en 2025, il vient, à peine, de prendre le chemin de la Présidence, pour le Décret y relatif.
Mais, ce Décret va, sans doute, être signé, avant la reconstitution de ma carrière, plombée par les atermoiements du Ministère de la Fonction Publique. Titulaire d’un Master of Science (1989) et d’un PhD (1994), mon dossier de double reclassement y traîne, depuis 1995. Soit 30 ans ! Il a été relancé en 2023, puis en 2025, sans succès. Or, il faut passer par là, avant la suite de ladite procédure de reconstitution, par le Rectorat de l’Université de Yaoundé II. »
On ne saurait être plus clair !
Dr Keye Ndogo



