Home ACTUALITÉ Humeur: la société civile, un instrument du savoir, au-delà de l’émancipation et...

Humeur: la société civile, un instrument du savoir, au-delà de l’émancipation et de l’éducation à la citoyenneté

189
0

Dans un monde objet aujourd’hui de mutations, de multiples transformations sociales, géopolitiques et géostratégiques ; en particulier l’Afrique a besoin de sens, de ligne directrice, d’alternatives plurielles, de projets innovants et de perspectives nouvelles.


Face à l’ampleur de ces bouleversements aussi bien qu’à l’urgence de ces interrogations, la nécessité de repenser le rôle de la société civile dans un environnement où les hommes politiques et les intellectuels camerounais sont frappés de discrédit pour leurs errances politiques, leurs erreurs de jugement, de dérives idéologiques donc certains sont menacés de disparition.

La société civile dans ses missions de veille, d’éveil, de contrôle, d’influence, d’arbitre d’impartiale, en aigle face à la tempête doit :
1-Se démarquer par la bonne analyse des politiques et un plaidoyer en jouant le rôle de médiateur entre les pouvoirs publics et le peuple profond pour favoriser la bonne gouvernance ;
2-Par la réglementation, le suivi des performances de l’action de l’état et du comportement des agents publics ;
3-Par le renforcement du capital social permettant aux citoyens d’identifier, d’exprimer leurs valeurs, leurs croyances et leurs normes civiques dans un processus démocratique, pour une culture politique transculturelle et consensuelle.
Elle se doit d’être un instrument important qui aident les institutions à devenir plus fortes, transparentes, responsables et inclusives dans leurs processus décisionnels, leurs services et leurs projets.

S.E Paul Biya, candidat sortant à la prochaine élection présidentielle du 12 octobre publiait je cite sur son compte x courant 2025 :
La société civile camerounaise est d’un dynamisme remarquable et d’une contribution appréciée à l’éducation à la citoyenneté, à la promotion des causes de natures diverses (politique, économique, culturelle, environnementale, corporatiste, etc). Ma conviction est qu’il n’y a pas de régime démocratique prometteur, sans société civile énergétique.

Il n’y a pas de régime démocratique prometteur sans une société civile énergétique ! par ailleurs, celle-ci ne saurait être une antichambre de l’opposition, pour la simple raison qu’elle ne l’est pas.

Si nous sommes confrontés à une opposition moribonde et << bête>> comme l’a titré un journal c’est justement parce que la société civile n’a jusqu’ici pas été exigeante vis à vis de l’opposition, il arrive très souvent qu’elle se confonde à elle, la caressant dans le sens du poil.

La société civile n’est non plus une chambre à coucher du régime, qui l’a souvent pris pour une auberge de passage. L’arrogance, la corruption… qui font corps dans cet ordre gouvernant sont dû à une société civile vassalisée et émasculée…

En même temps sa neutralité est contestable du fait qu’elle est instrument de développement stratégique au service de la nation, elle se doit de prendre position en cas de nécessité au gré des intérêts du peuple profond ou de l’intérêt supérieur de la nation, la souveraineté étant non-négligeable. Nos positions qui semblent parfois ambiguës tranchent souvent avec cette logique qui vise à mettre l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de nos intérêts personnels.

Rev. Jean De Dieu Evouna, expert en sciences sociales/Président de l’Organisme africain de développement des familles (OADF-ONG).

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here