Ceci, à la faveur de la nomination et l’installation des neuf notables issus de trois des sous familles qui composent le village.

Tout à Botbambaï rappelle la majestuosité des paysages naturels. La beauté de la flore sauvage n’a d’égale que le chatoiement des rayons de soleil sur le feuillage des grands arbres de ce village le matin. Ici, ces épiphénomènes ne sont pas isolés car l’environnement reste vierge; et les niveaux de désenclavement de la région contribuent au maintien de cet ecosystème forestier. À Botbambaï, dans le canton Babimbi III, arrondissement de Ndom (Sanaga maritime), l’état des routes augure dès le premier regard un long périple pour le voyageur hasardeux. À côté de cela, l’absence d’eau, d’électricité, de structures sanitaires, et d’autres services de base donnent le tempo donnent la mesure de vie en ces lieux ; où se trouve la racine quelques 6500 personnes.
Ces dernières font pourtant preuve de résilience. Plus encore, la somme de leurs énergies est mobilisée pour façonner un nouvel avenir au village. Un pan de cette ambition est rendue manifeste avec la restructuration de la chefferie de Botbambaï. Cela, à l’occasion de l’installation, le 4 avril 2026, de neuf notables et trois représentants de la chefferie pour assurer la liaison avec les ressortissants établis dans les contrées lointaines. Les activités inhérentes se sont déroulées sous la houlette de Sa Majesté Nchaga Zachée Edouard, sixième de la dynastie familiale autrefois portée successivement par Leurs Majestés Um Louga Inemb, Batta Ba Ndombjok Josué, Um Batta David, Nyock Batta Theodore et Batta Neni Isaac.
« Nous venons d’installer neuf notables issus de 3 sous-familles du village Botbambaï : Lôk Kipes, Lôk Nding et Lôk Nkem. Le rôle de ces derniers est de maintenir la paix, la cohésion dans les sous-familles et y représenter le chef du village. Ils sont membres du conseil de la chefferie qui siège dans le but d’implémenter les politiques de gestion du village et de la gestion des probables conflits », instruit Sa Majesté Ntchaga Zachée Édouard ; dont la suite du discours est une introduction sur les grands chantiers en perspective à la chefferie. Notamment: la création des points d’adduction en eau potable ; le projet d’éclairage public par les panneaux solaires, l’organisation des domaines d’exploitation agricole et d’espaces d’habitat, la démarcation foncière d’avec les villages voisins, et le maintien de la cordialité avec les villages voisins, entre autres.
L’initiative de développement ainsi amorcé au village Botbambaï prend différentes facettes pour répondre à la diversité et la pluralité des défis dans cette partie du pays où la précarité et le désenclavement ont érigé, au fil des générations, l’exode rural comme une norme et une opportunité pour un meilleur cadre de vie. « Nous comptons encourager notre population à créer des richesses par la création des plantations et à pratiquer les différentes formes d’élevage. Nous suscitons également le désir du retour au village à tous ceux qui sont désœuvrés dans les villes. Nous suggérons à notre élite de construire des habitations honorables au village comme en ville. Nous mettrons dans un avenir proche des méthodes de financement des études des enfants nécessiteux», indique l’autorité traditionnelle.
La configuration de la chefferie Botbambaï a des répercussions au-delà des limites du village. Elle emporte avec elle, un effet de cohésion dans la grande Ndogmben où cinq autres chefferies sont déjà établies. Celles notamment de Ngikok, Kôkôkô, Ndigsi, Nseng et Ikoun.
Louise Nsana






