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Session des examens 2026: l’OBC muscle son dispositif

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À quelques semaines du démarrage des examens officiels de cette année, sécurisation des épreuves, chasse aux fausses fuites et urgence budgétaire s’imposent comme trois fronts décisifs à l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC).

15 au 18 avril, la ville de Nkoteng, dans le département de la Haute-Sanaga, accueille un atelier stratégique réunissant le top management de l’institution, des experts sectoriels ainsi que des représentants de l’administration financière. Au cœur des échanges : la sécurisation des épreuves et la lutte contre les fraudes, notamment celles qui prolifèrent sur les réseaux sociaux.

Dans la salle des actes de la mairie de la cité sucrière, les travaux se déroulent sous la conduite du directeur général de l’OBC, Étienne Roger Minkoulou. L’objectif affiché est clair : tirer les leçons de la session précédente afin de renforcer les mécanismes de prévention et d’assurer un déroulement serein des examens à venir. « Il faut se référer à la session antérieure. C’est elle qui nous permet de rectifier le tir », a déclaré le DG à l’ouverture des travaux, donnant ainsi le ton d’une rencontre placée sous le sceau de l’anticipation et de la rigueur.

Cette démarche rétrospective s’inscrit dans une logique de gouvernance prévisionnelle. Pour les responsables de l’OBC, chaque session apporte son lot de défis nouveaux, ce qui impose une adaptation permanente des outils de gestion. L’une des préoccupations majeures reste la circulation, sur les plateformes numériques, de fausses épreuves ou de documents présentés à tort comme des sujets officiels. Ces contenus, largement relayés sur les réseaux sociaux, ont souvent pour effet de déstabiliser les candidats et d’alimenter la psychose autour d’éventuelles fuites.

A ce sujet, le directeur général est revenu sur l’innovation introduite lors de la session 2025, à savoir l’utilisation du code-barres sur les épreuves. Selon lui, cette mesure a permis d’identifier rapidement l’origine de certains documents litigieux et de dissiper les accusations visant l’Office. Le dispositif a surtout servi à démontrer que plusieurs sujets diffusés en ligne n’étaient en réalité que de fausses épreuves conçues pour semer la confusion.

Au-delà de la question sécuritaire, les assises de Nkoteng abordent également un autre enjeu majeur : le financement de la session. Le directeur général n’a pas caché les tensions budgétaires auxquelles l’institution fait face. « Le budget de l’OBC est un budget d’entrée et non un budget de besoins », a-t-il rappelé. L’augmentation de près de 30 000 candidats enregistrée lors de la précédente session a nécessité une réaffectation rapide des ressources disponibles afin de garantir la participation de tous les inscrits.

Cette pression financière explique la présence d’une délégation du ministère des Finances parmi les participants. Pour le management de l’OBC, il est indispensable que les engagements pris au cours de l’atelier débouchent sur une meilleure fluidité dans la mobilisation et la circulation des fonds. La prise en charge des intervenants, la logistique et l’impression sécurisée des sujets constituent des postes sensibles.

A Nkoteng, l’heure est à la préparation minutieuse. Entre innovation technologique, discipline budgétaire et lutte contre la désinformation, l’OBC veut rassurer les candidats, les parents et la communauté éducative sur sa capacité à organiser une session 2026 crédible et apaisée. Les conclusions sont attendues dans les prochains jours.

André Gromyko Balla à Nkoteng

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