Au siège de la CEEAC (Communauté économique des États de l’Afrique centrale) à Libreville, le 27 mars 2026, s’est jouée une rencontre où diplomatie et stratégie se mêlent comme les rivières qui irriguent la forêt équatoriale.

Le président de la Commission de la CEEAC, Dr Ezéchiel Nibigira, a accueilli une délégation du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) conduite par Éric Mbock, représentant de Parfait Onanga-Anyanga. Objectif affiché : réinventer un partenariat adapté aux défis contemporains.
L’enjeu dépasse la simple formalité protocolaire. Il s’agit d’unir les forces pour que la CEEAC puisse mieux prévenir crises et conflits, renforcer ses capacités et agir en gardienne de la paix régionale. « L’UNOCA appuie les organisations régionales pour leur permettre de prendre une part active dans la gestion des crises », a insisté M. Mbock, rappelant le principe de subsidiarité cher à l’ONU.
Les échanges ont permis de revisiter la feuille de route conjointe, véritable catalyseur de la coopération, qui ouvre la voie à des actions coordonnées et plus efficaces. Au-delà de la sécurité, la délégation onusienne a rencontré le Commissaire à l’Environnement, Maxime Nzita, élargissant la réflexion à la gestion durable des ressources et à la sécurité alimentaire.
Cette rencontre illustre la volonté d’une Afrique centrale résiliente et prospère, où institutions régionales et partenaires internationaux s’entrelacent comme les lianes d’une forêt dense, portées par la même aspiration à la stabilité et au développement. Elle rappelle que la paix et le progrès ne sont pas des destinations, mais des chemins tissés ensemble, pas à pas, au rythme des dialogues et de la coopération.
JRMA






