Loin des blagues du calendrier, le partenariat diplomatique et économique entre Yaoundé et Rabat reste plus vivant que jamais.

Le mercredi 1er avril 2026, sous les lambris feutrés du ministère des Relations extérieures, Mbella Mbella a reçu les copies figurées des Lettres de créance d’Abdelkader Jamoussi, ambassadeur désigné du Royaume du Maroc auprès de la Cameroun. Un rituel diplomatique empreint de solennité, où chaque geste, chaque mot, semble pesé avec la précision d’un horloger même si, calendrier oblige, la date prêtait à sourire.
Car en ce 1er avril, jour universel des plaisanteries, aucune farce n’était pourtant à l’ordre du jour. Les deux personnalités ont, avec gravité et élégance, revisité les fondements d’une relation ancienne, tissée de respect mutuel, d’échanges constants et d’une fraternité qui, à défaut d’être bruyante, se révèle remarquablement constante. Ici, pas de poisson accroché dans le dos, mais des engagements bien accrochés dans la durée.
Au fil de l’entretien, les discussions ont mis en lumière le regain de vitalité de la coopération bilatérale. Une dynamique que les deux parties ont saluée avec satisfaction, évoquant notamment l’intensification de l’assistance technique dans des secteurs variés, allant de la formation à l’ingénierie institutionnelle. À cela s’ajoute une coopération économique et financière de plus en plus dense, preuve que l’amitié entre États sait aussi parler le langage concret des investissements et des projets structurants.
Dans une atmosphère à la fois cordiale et studieuse, les deux diplomates ont esquissé les perspectives d’un partenariat appelé à se renforcer davantage. Et si quelques sourires discrets ont ponctué les échanges (clin d’œil à la date oblige) ils n’ont en rien altéré la profondeur des engagements pris.
Ainsi, loin des canulars passagers, Cameroun et Royaume du Maroc confirment, une fois encore, que certaines alliances n’ont rien d’une blague : elles s’inscrivent dans le temps long, avec sérieux… et, parfois, une pointe d’élégance souriante.
Ongoung Zong Bella






