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Inondations, incendies : la Croix-rouge camerounaise optimise sa force d’intervention

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Cecile Akame Mfoumou, présidente nationale de la Croix-rouge camerounaise

Cet objectif sous-tend l’organisation d’un atelier de présentation et d’appropriation de certains projets et opérations, à l’aune de leur lancement.

Cecile Akame Mfoumou, présidente nationale de la Croix-rouge camerounaise

La Croix-rouge camerounaise reste sur les fronts humanitaires au Cameroun. Et pour cause, les chocs climatiques qui y ont lieu continuent d’affecter les conditions de vie des milliers de personnes chaque année et de contraindre des foules au déplacement. L’on estime ainsi à 5 323 le nombre de personnes affectées par des incendies dans le Mayo Sava (Extrême-Nord). Quelques 10 000 autres personnes ont souffert les affres des inondations sur la même période, selon des sources humanitaires. Pertes humaines et matérielles, dont la destruction des habitations, des cheptels et des plantations, constituent le lot des victimes.

La situation appelle à une réponse urgente et mieux encore à des actions maitrisées. Aussi, la Croix-rouge camerounaise entreprend-elle de renforcer la coordination autour de ses projets et opérations. Du 23 au 25 mars 2026, elle entend lancer et renforcer la maitrise du Projet de renforcement des capacités de résilience des communautés (RISE), l’Appel d’urgence Inondations 2024, DREF Kolofata et l’Appel d’Urgence Sécurité alimentaire. «Il est cruciale de mobiliser toutes les parties prenantes impliquées dans ces différents projets afin qu’elles s’approprient, aient une meilleure compréhension desdits projets et poser les bases d’une coordination efficace d’une part et d’autre part capitaliser les acquis et tirer les leçons des projets arrivés à terme», souligne l’auxiliaire de l’Etat en matière humanitaire. Lesdits travaux visent à clarifier les rôles et responsabilités de chaque partie prenante et renforcer la coordination entre les acteurs; faire une analyse de l’impact et des enjeux du projet en relation avec le contexte socio-culturel des zones de mise en œuvre; identifier les bonnes pratiques, les acquis à consolider, les points à améliorer; expliquer le contexte, les objectifs, les résultats attendus et les enjeux du projet, entre autres.

L’activité a toute son importance au regard du contexte humanitaire au Cameroun. Lequel est aggravé par une insécurité alimentaire galopante. Selon la Fédération internationale de la Croix rouge renseigne que 3,3 millions de personnes sont actuellement affectées par ce phénomène. Dans le détail : «Les repas sont réduits, les moyens de subsistance sont vendus, la nutrition des enfants est compromise. Ce qui était autrefois un stress saisonnier est devenu une privation persistance. Une récente évaluation communautaire menée par la Croix rouge camerounaise auprès de 6 000 ménages confirme une tendance préoccupante: l’insécurité alimentaire s’aggrave, les stratégies d’adaptation deviennent de plus en plus néfastes et la résilience des communautés diminue rapidement», souligne la Fédération.

Les travaux de Maroua se tiennent sous la houlette de la présidente nationale de la Croix rouge camerounaise, Mme Cecile Akame Mfoumou, en présence du gouverneur de l’Extrême-Nord. Cette dernière et son équipe effectueront des visites aux communautés sinistrées et aux autorités administratives de Yagoua, Mora et Kolofata.

Il est spécifiquement question de clarifier les objectifs, les résultats attendus et les enjeux de ces initiatives financées par le gouvernement italien, la Protection civile et opérations d’aide humanitaire européenne (ECHO) et le Comité international de la Croix-rouge (CICR).

Louise Nsana

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