Le 3 mars 2026, à Libreville, le Comité des sages de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a tenu sa première réunion annuelle statutaire.

Cette rencontre a permis de faire le point sur les mécanismes de médiation, les procédures de traitement des plaintes et les défis rencontrés par les institutions nationales dans un contexte de gouvernance et de transparence renforcées.
La première conclusion majeure a porté sur la nécessité d’un partenariat formel entre les sages et les médiateurs nationaux. Selon Alexis Boutamba Mbina, Médiateur de la République gabonais, cette coopération permettrait de capitaliser sur l’expérience des Médiatures existantes et d’accompagner les États membres dépourvus de structures similaires. L’objectif est de renforcer la cohérence et l’efficacité des mécanismes de médiation dans l’ensemble de la sous-région.
La réunion a également souligné l’importance de partager les bonnes pratiques et les réussites institutionnelles. Les expériences positives observées au Gabon ont été présentées comme des modèles à reproduire dans d’autres pays, afin d’harmoniser les procédures et d’instaurer une culture régionale de médiation efficace et accessible à tous.
Enfin, les participants ont réaffirmé le rôle stratégique du Comité des sages en tant qu’instrument du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX). Composé d’anciens chefs d’État et de gouvernement, le Comité formule des avis consultatifs et soutient les initiatives de prévention et de règlement pacifique des différends. La rencontre a permis de renforcer ce mandat, en insistant sur l’importance d’une coopération étroite avec les institutions nationales pour maximiser l’impact des actions entreprises.
Au terme de cette première réunion annuelle, plusieurs recommandations ont été adoptées : formaliser les partenariats, diffuser les bonnes pratiques et soutenir la création de Médiatures dans les pays encore dépourvus. Ces mesures visent à renforcer la stabilité, la justice sociale et la gouvernance dans la sous-région, tout en plaçant la CEEAC sur la voie d’un développement harmonieux et durable.
JRMA






