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Luc Messi Atangana

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À Yaoundé, l’Avenue Kennedy illustre le défi des villes confrontées à l’occupation informelle.

Le 3 mars 2026, le maire de la capitale camerounaise, entouré de policiers municipaux, a ordonné le retrait des stands illégaux, dénonçant l’encombrement des trottoirs, les ralentissements et les risques d’insécurité. Selon lui, les commerçants doivent se réinstaller dans les marchés officiels comme Marché Ongola, Marché Mokolo ou le Marché central de Yaoundé. L’initiative vise à concilier sécurité, fluidité et activité économique, mais elle met en lumière la difficulté de réguler un espace public vivant sans pénaliser les moyens de subsistance. Certains passants ironisent : marcher droit devient un luxe, et le maire, tel un chef d’orchestre, tente de transformer le chaos des étals en un centre-ville plus ordonné. L’opération reflète un équilibre fragile entre ordre municipal et réalité économique des habitants, laissant planer la question : jusqu’où l’autorité peut-elle imposer l’ordre sans étouffer la créativité des commerçants  ?

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