La question a fait l’objet d’une rencontre entre spécialiste de santé et patient diabétique à l’hôpital général de Garoua.

Le 13 février 2026, l’auditorium de l’hôpital général de Garoua accueille une conférence de promotion de la santé. Le thème y porté sur le diabète et le ramadan à quelque jour du début du jeûne du moisinhérent. Ladite activité s’est déroulée en présence d’un nombre important de personnes diabétiques, des professionnels de santé et des universitaires. La rencontre s’ouvre avec l’intervention du Dr Innab Hadja, endocrinologue en service à l’Hôpital général de Garoua. Elle développe le thème: « Nutrition pour les patients diabétiques en période de jeûne ». Dès l’entame de ses propos, elle a rappellé que la consultation médicale reste indispensable avant d’envisager le jeûne. Chaque cas de maladie est particulier. Il revient au médecin d’évaluer les risques et d’autoriser ou de déconseiller l’observation du jeûne au patient. Le Dr Inna Hadja a par ailleurs édifié l’assistance sur les précautions à prendre avant, pendant et après le Ramadan. Notamment : l’adaptation des prises de médicaments. L’hydratation par trois litres d’eau par jour, entre la rupture et l’aube.
L’activité physique doit se faire avec modération et se pratique uniquement la nuit ; le contrôle régulier de la glycémie demeure obligatoire. Après le ramadan, c’est une nouvelle consultation qui doit permettre de réajuster le traitement. Au cours du mois de ramadan il n’est pas question de continuer avec le jeune après un malaise quelconque; cite-t-elle pêle-mêle.«Après tout malaise pendant le Ramadan, il faut rompre le jeûne», recommande, Dr Inna Hadja. Pour savoir quoi manger quand et comment, Roukayatou Marafa, nutritionniste, prend ensuite la parole. Elle présente «Les principes de base de la nutrition pour les diabétiques pendant le jeûne». Elle détaille dans son exposé la composition des repas avant et après la rupture. Le repas doit être léger et riches en fibres. De même il est déconseillé aux patients de ne jamais sauter le repas avant l’aube.
Au titre de recommandation la spécialiste instruit: le riz complet ou de la patate douce, des haricots en sauce légère, des légumes cuits ou des crudités est un exemple de repas à prendre avant l’aube pour maintenir l’énergie durant la journée. Mais encore: À la rupture, La reprise alimentaire doit se fait progressivement pour éviter un pic de glycémie. Selon un schéma bien définit par la nutritionniste, l’eau viens en première position suivie d’un fruit contenant le sucre avant le repas principal. Les échanges se sont poursuivent entre les patients et les exposants en apartheid.
Chaque situation trouve une orientation adaptée. «Ils nous ont présenté les situations dans lesquelles nous pouvons jeûner ou rompre le jeûne. Tous ces conseils sont les bienvenus à la veille de ce mois de Ramadan. Nous allons les capitaliser et nous pensons qu’à la sortie de cette présentation, nous sommes aptes à passer ce mois de Ramadan», a déclaré Hamadou Haman, proviseur du Lycée bilingue de Garoua. Les patients sont situés sur les conduites à tenir pour un jeûne sans risque «La leçon que j’ai retenue, c’est qu’avant de commencer le jeûne, il faut se faire consulter. Pendant le Ramadan, il faut contrôler la glycémie à tout moment et bien choisir ce que l’on mange », a déclaré Asamaou Ibrahima, participante diabétique. Le respect de ses prescriptions médicales vont en droit ligne avec les règles de l’islam. «Le respect de ces règles et conseils ne va pas à l’encontre des préceptes de la religion musulmane. D’ailleurs, elle recommande à toute personne malade de ne pas observer le jeûne. Elles peuvent rattraper les jours non observés après avoir retrouvé la santé à la fin du mois de Ramadan», explique l’imam Youssoupha.
Dangabbe Hinserbe
Ils ont dit

Youssoupha kidjoho, Imam : « La religion musulmane recommande à toute personne malade de ne pas observer le jeûne »
Cette assise est très importante pour nous, les patients diabétiques. Nous avons été édifiés sur la manière de gérer notre santé durant ce mois de Ramadan. Nous avons retenu qu’il faut surveiller sa glycémie pendant ce mois. Avant de commencer le jeûne, il faut boire beaucoup d’eau et bien s’alimenter. Les règles qui ont été données ne sont pas contre la religion. C’est d’ailleurs la religion musulmane qui recommande à toute personne malade de ne pas observer le jeûne du Ramadan pendant cette période. Après le mois de Ramadan, on peut compter les jours durant lesquels on a cessé d’observer le jeûne.

Dr Inna Hadja, endocrinologue : « Face à ces symptômes, il faut toujours penser d’abord à rompre le jeûne »
Nous avons organisé cette formation pour mieux outiller nos patients diabétiques à la veille du jeûne du mois de Ramadan. Le diabète est une maladie chronique susceptible d’engendrer des complications pendant le jeûne. Nous retenons déjà la forte participation des patients à l’auditorium de l’hôpital général de Garoua. Il est important que tout patient diabétique sache que, durant la journée de jeûne, il peut présenter des hypoglycémies comme des hyperglycémies. Cela peut se traduire par des malaises ou des symptômes qui doivent systématiquement l’amener à rompre son jeûne et à vérifier sa glycémie afin de s’assurer de sa valeur. Nous souhaitons que les patients passent un mois de Ramadan serein, qu’ils puissent jeûner sans crainte et surtout sans complications. Nous les encourageons également à relayer ces informations aux patients qui n’ont pas pu être présents. Le premier conseil pour un patient diabétique qui a l’intention de jeûner est d’aller consulter son médecin afin de faire un bilan avant le mois de Ramadan. Si cela n’a pas été fait, il doit, pendant le jeûne, être attentif à son organisme : est-ce que j’urine beaucoup ? Ai-je des vertiges ? Ai-je mal à la tête ? Je ressens une grande fatigue ? Face à ces symptômes, il faut toujours penser d’abord à rompre le jeûne, puis à contrôler sa glycémie afin de connaître sa valeur et de prendre les dispositions nécessaires.






