Sous l’impulsion de la ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), le pays accélère la mise en œuvre des mesures concrètes pour protéger, autonomiser et soutenir toutes les familles, des villes aux villages, face aux défis sociaux et économiques.

À Yaoundé, du 16 au 18 février dernier, un atelier consacré à la validation de la PNF a servi de base d’évaluation du chemin vers le renforcement du bien‑être familial et de l’inclusion sociale au Cameroun. Selon la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Pr Thérèse Abena Ondoa, les efforts engagés depuis l’adoption de cette politique se traduisent par des résultats tangibles dans plusieurs secteurs essentiels, allant de la santé maternelle à l’éducation, en passant par la protection sociale des ménages les plus vulnérables.
Dans les régions rurales comme dans les centres urbains, les programmes de la PNF visent à offrir un accompagnement global aux familles. Santé, nutrition, accès à l’éducation, soutien psychologique et accompagnement économique sont désormais intégrés dans une démarche coordonnée, qui met particulièrement l’accent sur la protection des enfants et des femmes. La Minproff, Pr Marie-Thérèse Abena Ondoa, souligne que ces mesures ne sont pas seulement des interventions ponctuelles : elles s’inscrivent dans une vision de long terme, destinée à renforcer la résilience des familles face aux défis économiques, sociaux et climatiques qui frappent le pays.
Un volet spécifique de la politique concerne la promotion de l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes. Des initiatives ciblées permettent d’améliorer l’accès des femmes aux opportunités économiques, à la formation et aux services de santé. De même, les programmes de sensibilisation à l’égalité familiale et à la prévention des violences basées sur le genre se multiplient dans les communautés, contribuant à changer progressivement les mentalités et à créer un environnement familial plus sûr et plus équilibré.
La PNF ne se limite pas aux mesures sociales : elle encourage également la participation active des familles dans la gouvernance locale et nationale. La ministre insiste sur la nécessité de mobiliser toutes les parties prenantes – administrations publiques, collectivités locales, organisations de la société civile et acteurs privés – afin d’assurer la mise en œuvre effective de la politique. Selon elle, le succès de la PNF dépend autant de l’adhésion citoyenne que de la volonté politique.
Face aux défis persistants liés à la pauvreté, aux inégalités et aux mutations sociales, la ministre se montre toutefois optimiste. Les premiers résultats observés témoignent d’une avancée réelle et mesurable, même si la route reste longue. Elle appelle à un engagement continu et à un suivi rigoureux pour consolider les acquis et garantir un impact durable pour toutes les familles camerounaises, quelle que soit leur situation géographique ou sociale.
Bobo Ousmanou






