À Bertoua, Endinding ou à Obala, l’ambassadrice de Suisse, S.E. Nathalie Kholi, déploie une approche diplomatique qui combine tout à la fois présence physique, dialogue local et accompagnement institutionnel.

Le 14 janvier 2026, Mme Kholi s’est rendue à Bertoua (région de l’Est). Avec les autorités locales, la diplomate suisse a discuté des opportunités et des initiatives locales susceptibles de bénéficier d’un accompagnement du gouvernement helvétique.
Bien avant, elle a séjourné à Endinding (région du Centre), à l’invitation de Sa Majesté Guy Tsala Ndzomo, pour l’inauguration d’un forage financé par la Ville de Lancy, dans le Canton de Genève. Porté par l’Association des filles et fils d’Endinding, ce projet ambitionne d’améliorer l’accès à l’eau potable pour les enfants et l’ensemble de la communauté. Au-delà de l’infrastructure, l’événement a pu traduire le renforcement concret des liens d’amitié et de coopération entre la Suisse et le Cameroun, démontrant que la diplomatie s’exprime aussi à travers des projets qui améliorent directement le quotidien des populations.
A Obala (région du Centre) quelques semaines auparavant, l’ambassadrice suisse a participé à une session du Conseil d’administration de l’Institut Agricole d’Obala (IAO), pôle de référence pour la formation agro-technologique et l’insertion professionnelle des jeunes. Depuis plus de vingt ans, l’IAO bénéficie du soutien suisse, notamment du Canton du Jura. La réunion a réuni M. Olivier Girardin, président de la Fédération interjurassienne de coopération et de développement (FICD), et le Professeur Beat Lehmann, président du Conseil de Fondation du FiBL, soulignant la constance et la solidité de l’engagement helvétique. Cette visite a mis en lumière l’importance de l’éducation technique et agricole dans le développement durable, l’autonomisation des jeunes et la sécurité alimentaire.
« Cette diplomatie de terrain démontre que la Suisse mise sur l’impact concret et mesurable de ses interventions. En s’engageant dans les régions éloignées, l’ambassadeur relie les objectifs stratégiques aux réalités locales, favorise l’autonomisation des communautés et soutient des projets structurants qui renforcent la résilience du pays », souligne Daniel Nkomba. Cet internationaliste camerounais ajoute d’ailleurs que « sur le terrain, l’immersion devient ainsi un instrument de politique étrangère, traduisant des liens bilatéraux solides en résultats tangibles et durables.
En outre, elle démontre que la diplomatie moderne repose sur l’écoute, l’action concrète et le suivi, en s’ancrant dans les réalités locales pour construire une coopération équilibrée et durable entre la Suisse et le Cameroun ». Aussi, notre compatriote se dit-il convaincu que « cette approche pragmatique, tournée vers les résultats, pourrait servir de modèle pour la diplomatie européenne dans la sous-région, en montrant que le véritable partenariat se mesure à l’impact direct sur le terrain et à la capacité à renforcer le capital humain et social des communautés ». De façon ramassée, c’est une stratégie de coopération où les relations bilatérales ne se limitent pas aux capitales, mais se traduisent par des projets tangibles qui impactent directement les communautés.
Jean-René Meva’a Amougou





