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Louis Paul Motaze : «Si la douane éternue, l’économie tousse !»

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La sortie de Louis Paul Motazé, le 9 décembre 2025 à Yaoundé, n’avait rien d’anodin. En affirmant que l’économie camerounaise repose essentiellement sur les recettes publiques, notamment celles issues de la douane, le ministre des Finances a mis des mots simples sur une réalité structurelle souvent noyée dans le jargon budgétaire.

Derrière la formule, c’est toute la dépendance de l’État à ses administrations fiscales et douanières qui est rappelée, avec une franchise peu courante… et un petit rappel à l’ordre implicite : « Si la douane éternue, l’économie tousse ! »
Cette déclaration intervenait à l’occasion du lancement du projet de construction du futur immeuble siège de la Direction Générale des Douanes. Un symbole fort, tant la douane est devenue l’un des piliers de la mobilisation des ressources internes. Dans un contexte marqué par la volatilité des financements extérieurs et la pression sur les dépenses publiques, elle apparaît comme un véritable poumon budgétaire, capable de faire respirer le Trésor… ou de lui donner un léger coup de froid si elle faiblit.

Le message du ministre est clair : sans une administration douanière performante, l’équilibre financier de l’État vacille. La modernisation des infrastructures, au-delà du béton et du verre, renvoie à l’exigence d’efficacité, de transparence et de rendement. Elle traduit aussi la volonté de renforcer les capacités d’une institution appelée à faire plus, avec parfois moins de marges de manœuvre.
Ce rappel public agit comme un signal adressé à l’ensemble de la chaîne économique. Il interpelle sur la nécessité d’élargir l’assiette fiscale, de diversifier les sources de croissance et de réduire la vulnérabilité aux chocs externes. Car si la douane tient aujourd’hui la barre, l’enjeu reste de bâtir une économie moins dépendante des seules recettes publiques… histoire que, cette fois, le Trésor puisse respirer sans avoir à surveiller chaque paquet de bananes ou chaque container de cacao !Ce rappel public agit comme un signal adressé à l’ensemble de la chaîne économique.

Il interpelle sur la nécessité d’élargir l’assiette fiscale, de diversifier les sources de croissance et de réduire la vulnérabilité aux chocs externes. Car si la douane tient aujourd’hui la barre, l’enjeu reste de bâtir une économie moins dépendante des seules recettes publiques… histoire que, cette fois, le Trésor puisse respirer sans avoir à surveiller chaque paquet de bananes ou chaque container de cacao ! Mieux encore, il s’agit de faire en sorte que les entreprises locales puissent prospérer sans avoir l’impression que chaque facture ou reçu devient un mini examen douanier, que les familles ne vivent plus dans la crainte d’un contrôle à la sortie du marché, et que l’innovation, la créativité et l’investissement ne soient pas systématiquement freinés par la lourdeur administrative. Bref, l’objectif est de transformer le rôle de la douane de simple percepteur en véritable moteur de confiance et de dynamisme économique, où sécurité fiscale et liberté d’entreprendre trouvent enfin un équilibre sain.

Bobo Ousmanou

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