La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Commission économique pour l’Afrique (CEA) sont à pied d’œuvre pour construire une architecture durable de financements de la diversification économique en Afrique centrale.
Cette mission dont ils sont nantis est bâtie autour du développement des capacités productives ; du renforcement de l’intégration commerciale régionale ; et d’une exploitation optimale de l’économie bleue. Dit autrement, l’ambition est de parvenir à l’exploitation du potentiel hydrique de la sous-région – soit 2000 Km de Littoral, plus de 700 000 Km² de zones économiques exclusives, ainsi qu’un vaste réseau de rivières et de lacs – pour développer l’industrie dans les secteurs du transport maritime et fluvial, l’aquaculture, des énergies renouvelables et le tourisme côtier. C’est tout le sens de la conférence de haut niveau qui se tiendra à Yaoundé les 26 et 27 novembre 2025. Une initiative qui se veut d’impact concret à travers la validation de projets régionaux d’envergure. Dans le pipe en la matière : la création d’un centre de formation à l’économie bleue et le Programme régional de compétitivité des PME/RVC. Les premières manifestations d’intérêt sont enregistrées ; qui viennent de la Banque mondiale. Le bailleur de fonds a déjà annoncé un portefeuille de projets régionaux d’un montant de 300 millions de dollars chacun, consacrés au bassin du Congo et à l’économie bleue, renseigne la CEA. L’évènement sera par ailleurs une opportunité pour la Banque africaine de développement, Afreximbank et le Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) de donner corps à leurs engagements.
Louise Nsana
