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Le billet de la campagne: sacré 12 octobre 2025

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La campagne présidentielle ! Ce moment de l’année où le pays se transforme en une gigantesque arène politique, mi-cirque, mi-salon de thé. Le 12 octobre approche et, comme toujours, les derniers jours sont un véritable festival d’inattendus. Entre désistements, retournements de veste et promesses qui s’envolent plus vite qu’un ballon de baudruche, les électeurs assistent à un spectacle digne des meilleures comédies de boulevard.

D’abord, les désistements. Chaque campagne a ses héros… et ses victimes. Il y a ceux qui, après avoir clamé haut et fort leur détermination, disparaissent soudainement comme par magie. Les meetings deviennent des monologues solitaires, les banderoles s’ennuient sur les murs, et les militants regardent autour d’eux avec l’air de dire : « Mais où est passé le candidat ? » C’est un peu comme inviter des amis à un barbecue et découvrir que le chef cuistot a pris le train pour la Lune.

Puis viennent les retournements de veste, ce sport national qui fait trembler les calculatrices électorales. Un jour, vous soutenez le candidat A ; le lendemain, vous êtes pris en photo avec le candidat B, le sourire forcé et le poing levé, comme si vous aviez toujours été là. Les alliances se font et se défont plus vite que les hashtags sur les réseaux sociaux. Les observateurs tentent de suivre, mais à ce rythme, même un GPS perdrait le nord politique.

Et au milieu de tout cela, l’effervescence populaire. Le peuple, lui, se prend au jeu avec une ferveur qui pourrait rivaliser avec celle des supporters de football. Les meetings deviennent des fêtes, les discours des concours d’élocution, et chaque poignée de main un acte héroïque digne d’un roman d’aventure. On s’émerveille, on s’indigne, on rit parfois aux éclats – surtout quand un candidat promet de résoudre tous les problèmes du pays en une seule journée. Ah, l’optimisme politique !

Le 12 octobre, point culminant de cette campagne, se profile donc comme un rendez-vous à ne pas manquer. Les électeurs attendent, les journalistes se préparent à dégainer leurs stylos, et les candidats répètent leurs discours, espérant que cette fois-ci, personne ne leur fera faux bond. Et si certains retournent encore leur veste à la dernière minute, eh bien, tant pis : le spectacle continue, et le pays, lui, regarde, applaudit et parfois pouffe de rire.

Car, après tout, la politique a toujours été une scène où l’humour se glisse là où on ne l’attend pas. Entre désistements spectaculaires, alliances improbables et promesses mirobolantes, il faut savoir sourire. Le peuple, même ébahi, trouve toujours matière à rire : un geste maladroit, une phrase sortie de son contexte, un meeting qui tourne au théâtre d’improvisation. Dans cette comédie électorale, chacun joue son rôle, et le 12 octobre s’annonce comme le grand final d’un spectacle que l’on n’oubliera pas de sitôt.

Alors, que vous soyez fervent supporter ou simple spectateur, préparez vos lunettes de spectateur et votre sens de l’humour : la campagne présidentielle se termine en fanfare, et personne ne sait vraiment qui rira le dernier. Mais une chose est sûre : entre désistements, retournements de veste et effervescence populaire, le 12 octobre restera gravé dans les mémoires comme le jour où la politique s’est transformée en une comédie où chacun joue son rôle… parfois même sans l’avoir prévu.

Jean-René Meva’a Amougou

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