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Valorisation du patrimoine culturel: le Cameroun diversifie son image sur la carte de l’Unesco

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Ici Diy-Gid-Biy

En inscrivant Diy-Gid-Biy au fichier de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le pays envoie un signal fort : la richesse de son patrimoine ne se limite pas à sa nature luxuriante, elle s’ancre aussi dans la mémoire vivante de ses peuples.

Ici Diy-Gid-Biy

Souvent surnommé « l’Afrique en miniature », le Cameroun poursuit la valorisation de son patrimoine. En juillet 2025, lors de la 47ᵉ session du Comité du patrimoine mondial à Paris, le paysage culturel de Diy-Gid-Biy, niché sur 2 500 hectares dans les monts Mandara (dans la région de l’Extrême-Nord), a été officiellement inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Avec ses 16 lieux archéologiques (terrasses agricoles en pierre sèche, tombes, sanctuaires et habitats traditionnels), c’est le premier site purement culturel du pays à recevoir cette reconnaissance internationale, après des décennies où seuls ses trésors naturels étaient représentés.

Jusqu’ici…

Le Cameroun ne comptait que deux sites naturels inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO : la Réserve de faune du Dja et le Sangha Trinational. Classée en 1987, qui la première abrite l’une des forêts les plus riches du bassin du Congo. Quant au second, inscrit en 2012, il relie le parc national de Lobéké aux réserves voisines de Centrafrique et du Congo. Ces deux joyaux naturels témoignaient de la biodiversité exceptionnelle du pays, mais la dimension culturelle restait absente.

L’actualité patrimoniale ne s’arrête pas là. Début 2025, l’UNESCO et le ministère des Forêts et de la Faune ont lancé des programmes de tourisme communautaire autour du Dja et du Sangha, via des micro-subventions aux initiatives locales. Objectif : associer les populations à la protection des sites tout en générant des revenus durables. Dans un contexte où la pression humaine, le braconnage et l’insécurité pèsent sur ces espaces, cette approche participative apparaît comme une réponse pragmatique.

Le Cameroun nourrit également d’autres ambitions. Figurent encore sur sa liste indicative le site archéologique de Bidzar (près de Guider, région du Nord) et le paysage culturel du lac Tchad.

TOM

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