Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons créateurs et d’un savoir immémorial. Mais la société et la culture ont trop souvent muselé cette » Femme sauvage » afin de la faire entrer dans le moule réducteur des rôles assignés».

Clarissa Pinkola Estés, psychanalyse et conteuse américaine, le dit dans son ouvrage « Femmes qui courent avec des loups », paru en 2001 dans la collection Livre de poche. Ce livre, les femmes se le donnent entre elles. Comme un cadeau. Comme un cadeau d’initiation au combat contre ce que des siècles de civilisation ont essayé de changer, de faire taire, d’aliéner. S’il est un livre qui dépote nos vieilles habitudes et nous renvoie à la transformation et à l’abandon de vieux modèles de comportements destructeurs, c’est celui là.
Comme le livre de Clarissa Pinkola Estés, la Journée de la Femme Africaine (JFA) interpelles. Chaque année, le 31 juillet, elle offre l’occasion de célébrer les réalisations des femmes africaines et de réfléchir aux progrès réalisés en matière de droits des femmes dans le continent. Moment important pour faire le point sur la situation des femmes en Afrique, la JFA est chargée d’éveiller les consciences et de claironner le refrain de l’autonomisation et la pleine participation à la vie sociale, économique et politique africaine.
Et pour une 63ᵉ édition de la JFA, un thème bien tonique : « Faire progresser la justice sociale et économique pour les femmes africaines à travers les réparations ». Le libellé résonne comme un écho au thème annuel 2025 de l’Union Africaine : « Justice pour les africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais des réparations ». C’est simple ; mais on touche à l’essentiel : «adopter une approche multidimensionnelle qui englobe la reconnaissance des torts passés causés aux femmes, la révision des politiques sur la condition de la femme, la transformation des structures économiques actuelles, la lutte contre la pauvreté et les normes sociales discriminatoires pour construire un avenir plus juste et égalitaire ». D’où le présent zoom.
JRMA




