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Archives des Antonio Guterres - Journal Intégration

Journal Intégration

Étiquette : Antonio Guterres

  • Le continent africain et l’environnement: Non pollueur, mais payeur

    Le continent africain et l’environnement: Non pollueur, mais payeur

    C’est l’impression qui se dégage des conclusions des experts du GIEC.

     Le sommet du 28 février à Nairobi au Kenya était une manière d’informer ou de signifier à l’Afrique qu’elle est le continent le plus impacté, voire exposé au réchauffement climatique. Un chapelet de catastrophes est alors égrainé: famines, sécheresses, stress hydrique, avancé du désert monté du niveau de la mer, cyclone, feu de brousse, la liste n’est pas exhaustive. Voilà ce que l’Afrique subit et attend encore de subir, si le réchauffement n’est pas maintenu à 1,5°.

    L’on comprend aisément pourquoi est-ce que le sommet se tient en Afrique, même si Nairobi la capitale kényane abrite le siège environnemental des Nation unies. Pour certain africains, il y a visiblement un sous-entendu dans la bouche des experts. Il y a peut-être un traquenard. Soit on veut empêcher l’Afrique d’exploiter les énormes ressources dont regorge son sous-sol et de se développer. Ce d’autant plus qu’aucun sommet dédié aux COP ne se déroule actuellement sans voir les lobbys des grandes firmes internationales roder. Soit alors, on veut détourner notre attention vers le soi-disant développement durable. Pourquoi nous, et non eux, qui payons? Au moment où le continent a la ressource humaine dans tous les secteurs d’exploitation et de transformation. Plus encore, les investisseurs ne sont plus seulement des Occidentaux et là, on se pose la question de savoir si ces derniers ne sont pas en train de voir leur hégémonie disparaitre?

    Le discours alarmiste tenu par les experts du GIEC, des économistes et des hommes de médias mainstream occidentaux ne contient pas d’ambiguïté, si l’on fait une comparaison avec les raisons fallacieuses que l’on trouve souvent sur l’utilisation des énergies produites par les gaz à effet de serres. Ici, il faut que l’économie africaine s’adapte aux normes environnementales. Pourquoi cela? Parce que les nouvelles normes économiques occidentales sont plus orientées vers les énergies renouvelables et que cela répond désormais aux besoins des économies du nord. C’est l’Afrique qui attend que les autres soient en difficulté pour pallier leurs manques.

    Tout le monde sait que ces derniers, c’est-à-dire les Africains, ont diversifié leurs partenariats avec l’Asie ou la Russie et que d’énormes gisements de ressources minières et minéralières sont de plus en plus découvertes.

    Curiosité

    Les experts du GIEC ont déclaré lors de ces mêmes assises que la chaleur enregistrée en 2021 figure dans le top 10 des années les plus chaudes jamais connu par la planète. Pourtant, la pandémie de coronavirus battait son plein, donc, l’industrie mondiale était à l’arrêt. Et selon les experts onusiens, l’Afrique est le continent le plus impacté par le réchauffement climatique. Cette annonce faite lors de la 26e assemblée par les experts du GIEC (groupe de réflexion d’experts des nations unies sur le changement climatique), a suscité l’étonnement de beaucoup d’Africains qui conscients du réchauffement climatique, ne croient pas aux cris d’alarme. On nous annonce alors que «l’on appelait tous les pays à se mobiliser pour affronter les cinq défis urgents: la pandémie de Covid-19, … l’urgence climatique», a alors déclaré Antonio Guterres lors des assises qui se tenaient à Nairobi au Kenya. Pourtant le continent africain produit à peine 3% de CO2. Pourquoi c’est nous qui devons subir et payer la facture des méfaits du réchauffement climatique? À notre avis, on dit au continent africain qu’il ne doit jamais envisager le développement sur le plan industriel et économique. Surtout que celui-ci est le dernier réservoir mondial de régulation du CO2. L’Amérique latine en général et le Brésil particulièrement ayant pris le chemin de l’exploitation de l’Amazonie. Ce qui veut dire que les jours sombres attendent l’Afrique.

    André Gromyko Balla

  • Mort de Kofi Annan : L’Afrique pleure une «source de fierté»

    Mort de Kofi Annan : L’Afrique pleure une «source de fierté»

    Sur le continent et au-delà, tous rendent hommage à l’humble diplomate chevronné et au leader dynamique que le natif de Kumasi (Ghana) n’a cessé d’être jusqu’au dernier jour. 

    La nouvelle est tombée comme une éruption en cette fin de matinée du 18 août 2018. «C’est avec une immense tristesse que la famille Annan et la fondation Kofi Annan annoncent que Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies et lauréat du prix Nobel de la paix, est décédé paisiblement le samedi 18 août après une courte maladie», affiche le compte twitter de l’illustre disparu à 10h 08 minutes. L’émoi se généralise au fur et à mesure que les média relayent l’information. Les hommages se succèdent sur internet. D’Accra à Addis Abeba, de Genève à Séoul, tous saluent la mémoire du Nobel de la paix (2001).
    A 80 ans, le diplomate à la chevelure et à la barbe grisonnantes, le premier secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) d’origine subsaharienne vient de tirer sa révérence. L’Afrique enregistre-là, en l’espace d’une semaine, une grande disparition de trop. Après Samir Amin, un autre templier de la dignité humaine et de la respectabilité africaine s’en va.«Kofi Annan restera une source d’inspiration et d’encouragement. Grâce à ses nombreuses réalisations, il a été une source de fierté pour l’Afrique» s’est incliné l’Union africaine.

    Apôtre de la paix

    La postérité retiendra que la paix fut l’une des plus grandes valeurs chevillées au corps de Mister Annan. On se rappelle tous de ces images de Kofi Annan sur les terrains de négociation, discutant avec des leaders désavoués ou en disgrâce auprès de la «communauté internationale». Au nombre des actions en tant que secrétaire général de l’Onu, on retiendra son implication dans la résolution de plusieurs situations de conflit. Notamment entre Israël et la Palestine, le Cameroun et le Nigeria, le Cuba et les Etats-Unis… «La disparition de Kofi Annan plonge l’Afrique dans la tristesse. Je garde de lui, le souvenir d’un homme de paix, qui aura apporté sa contribution précieuse, à la volonté commune du Nigéria et du Cameroun, de régler pacifiquement leur différend frontalier», écrit d’ailleurs le président camerounais, Paul Biya.

    Sans perdre son intégrité, sa lucidité et ses convictions en un monde juste, il a souvent exprimé son opinion sans frayeur ni crainte rappelant que «la responsabilité des grands États est de servir et non pas de dominer les peuples du monde».L’Union africaine à travers le communiqué du président de la Commission reconnait qu’il «a défendu sans relâche les valeurs de paix, de respect des droits de l’Homme, de tolérance et de solidarité entre toutes les nations et tous les peuples». Antonio Guterres, actuel plénipotentiaire de l’Onu, dit de lui qu’en «ces temps difficiles et turbulents, il n’a jamais cessé de travailler pour donner vie aux valeurs de la Charte des Nations unies».

    Visionnaire assermenté

    Kofi Annan a été un ardent défenseur du multilatéralisme. Il a toujours cru en la pertinence de cette instance de coopération pour la quiétude internationale. Dans son discours d’adieu au poste de secrétaire général auquel lui succède le Sud-Coréen Ban Ki-Moon à la fin du mois de décembre 2006, Kofi Annan fustige la politique des États-Unis qu’il appelle à suivre la voie du multilatéralisme en acceptant notamment l’élargissement du Conseil de sécurité et à respecter les droits de l’Homme «jusque dans sa lutte contre le terrorisme». Pour l’Union africaine, précurseur du développement durable: «il a été l’un des pionniers de certaines des politiques les plus novatrices des Nations unies, notamment les Objectifs du millénaire pour le développement et la responsabilité de protéger».

    Leader programmé

    «On n’est jamais très jeune pour diriger», confiait Kofi Annan lors de la journée internationale de la jeunesse le 12 août dernier. Normal pour celui qui, dès le lycée de Kumasi, a dirigé le club Onu pendant deux années. Sa dévotion en une Afrique paisiblement et énergiquement gouverné l’a conduit à assumer plusieurs missions de paix sur le continent. Dont la dernière en début de mois d’août au Zimbabwe. Depuis Harare où il a mené de multiples consultations avec les forces sociopolitiques, à l’approche des élections récentes, il prévenait: «ce seront les élections les plus importantes du Zimbabwe depuis l’indépendance. Chacun doit agir de manière responsable avant, pendant et après les élections pour éviter la violence et assurer».

    Zacharie Roger Mbarga

    Planification du développement 

    L’Afrique a sa journée de l’état-civil et des statistiques vitales 

    Elle se célèbrera les 10 août de chaque année. Objectif : promouvoir un système novateur universel de l’enregistrement de l’état-civil et des statistiques vitales pour la bonne gouvernance et une vie meilleure. 

    Améliorer l’enregistrement à l’état civil, c’est garantir la quiétude sociale en Afrique

    La première édition de la Journée africaine de l’état-civil et des statistiques vitales a été placée sous le thème «promouvoir un système novateur universel de l’enregistrement de l’état-civil et des statistiques vitales pour la bonne gouvernance et une vie meilleure». Cette première journée intervient alors que l’Afrique vit un paradoxe. La plupart des pays africains ont des lois sur l’enregistrement systématique d’évènements vitaux. Cependant, très peu de pays ont mis en place un système d’enregistrement universel qui couvre tous ces évènements vitaux, y compris les naissances, les décès et d’autres événements vitaux intermédiaires, ainsi que les zones géographiques connexes. Plus communément appelé le «scandale de l’invisibilité», un système d’enregistrement inadapté rend les populations les plus pauvres d’Afrique invisibles et marginalisées. Ce qui, en retour, limite leur accès aux services socio-économiques dans leur pays respectifs.

    Valeur ajoutée

    L’existence de systèmes efficaces d’enregistrement des faits d’état-civil en Afrique contribue à améliorer les systèmes de gouvernance; renforce les capacités des individus à revendiquer leurs droits humains et civils ; dote les gouvernements de capacités renforcées pour assurer la prestation des services de base ; et renforce le suivi des efforts de développement humain. De fait, l’investissement dans l’état-civil et les statistiques vitales est non seulement opportun, mais aussi stratégique pour le continent. Pour l’UA, «l’état-civil et les statistiques vitales doivent faire partie intégrante de la gouvernance d’un pays, et il incombe avant tout aux gouvernements de veiller à ce que les ressources nécessaires soient mobilisées pour assurer leur fonctionnement harmonieux et efficace».

    L’ossature actuelle est une déclinaison de la Charte africaine de la statistique et à la stratégie pour l’harmonisation des statistiques en Afrique. A sa 27ème session de juillet 2016, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, a déclaré 2017-2026 comme la décennie du repositionnement de l’état civil et des statistiques vitales en Afrique aux niveaux continental, régional et national. Elle a exhorté les gouvernements à y répondre avec des mesures appropriées.

    Zacharie Roger Mbarga