D’une part, la commémoration a permis de rappeler que l’histoire n’est pas simplement un récit du passé, mais une source vivante d’inspiration pour les générations actuelles et futures, un appel à la persévérance et à la diplomatie raisonnée, d’autre part.

À Yaoundé, le 10 novembre 2025, la communauté marocaine s’est parée de ses habits de mémoire et de solennité à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Marche verte, ce geste historique de courage pacifique qui, le 6 novembre 1975, avait vu 350 000 Marocains marcher vers le sud, armés seulement de leur drapeau, du Coran et de leur foi, pour affirmer la souveraineté du Royaume sur le Sahara occidental alors sous administration espagnole. Cinquante ans plus tard, l’événement reste un repère de bravoure et de détermination, rappelant que la force d’un peuple ne réside pas uniquement dans les armes, mais dans la cohésion et les convictions partagées. Cette année, la commémoration a pris une résonance particulière à la lumière de la décision récente du Conseil de sécurité de l’ONU. Le 31 octobre 2025, l’instance internationale a adopté une résolution reconnaissant le plan marocain comme base unique pour résoudre le différend autour du Sahara occidental.
Pour tout cela, la cérémonie commémorative s’est déclinée en espace de mémoire et de réflexion. La Marche verte y est apparue comme un vecteur de valeurs universelles : courage, unité et paix. D’une part, le 50e anniversaire a permis de rappeler que l’histoire n’est pas simplement un récit du passé, mais une source vivante d’inspiration pour les générations actuelles et futures, un appel à la persévérance et à la diplomatie raisonnée, d’autre part. Sur la base de ces éléments, l’ambassadeur du Maroc au Cameroun, S. E. Abdelkader El Jamoussi, a su transformer cette mémoire en outil de diplomatie symbolique. « La Marche verte n’est pas seulement un événement historique, c’est une source d’inspiration pour toutes les générations », a-t-il rappelé, soulignant que le drapeau et le Coran demeurent des marqueurs essentiels de l’identité nationale, tandis que la reconnaissance internationale couronne un demi-siècle de dialogue et d’efforts diplomatiques.
Au-delà du rappel historique, le diplomate chérifien a évoqué les succès contemporains du Royaume, citant la victoire marocaine à la Coupe du monde et le rôle du roi Mohammed VI dans la consolidation des relations bilatérales avec le Cameroun. Il a tenu à rappeler que le souverain avait été parmi les premiers à féliciter le président Paul Biya pour sa réélection, un geste qui symbolise l’importance des liens interétatiques et de la confiance mutuelle.
Jean René Meva’a Amougou




