Dans la capitale jamaïcaine, le pays a fait part de son engagement en faveur d’une gestion régénératrice des océans.

Que faut-il pour que le monde dispose d’un code minier international ? Du 17 au 28 mars dernier à Kingston, la question était inscrite au programme des travaux de la première partie de la 30ème session de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM). A ces assises, le Cameroun était représenté par le secrétaire général du ministère des Relations extérieures (Minrex). Selon nos sources, Chinmoun Oumarou et sa suite ont notamment pris part à la session consacrée à la poursuite de l’examen du projet de règlement relatif à l’exploitation des ressources minérales dans les eaux internationales. L’occasion, apprend-on, a permis à la délégation camerounaise d’évoquer la prochaine conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) prévue en 2026 à Yaoundé ; afin de finaliser les négociations sur la surcapacité et la surpêche. Par la voix de Chinmoun Oumarou, le pays a également dit son engagement en faveur d’une gestion régénératrice des océans. Il a aussi plaidé en faveur d’un plan d’action de la conférence en vue d’un soutien politique et d’une mobilisation des ressources. « Il est évident que l’approche étape par étape pour la mise en place de l’entreprise que soutient le Cameroun nous invite à mettre en place les mécanismes nécessaires devant lui permettre de fonctionner de façon totalement indépendante et dotée de la structure de gestion la mieux adaptée aux mutations actuelles avec des directives bien définies qui concilient la viabilité commerciale avec la protection de l’environnement et le partage équitable des avantages. C’est pourquoi mon pays salue l’initiative du directeur général de suivre et d’étudier les tendances et l’évolution touchant les activités d’exploration des ressources des fonds marins et d’analyser la situation du marché mondial des métaux, ainsi que les cours des métaux et les tendances et perspectives en la matière, toutes choses qui devront instaurer au sein de l’autorité, la transparence et la confiance mais surtout nous éclairer et accompagner dans la prise de décision », a déclaré le secrétaire général du Minrex
L’occasion a en outre permis à la délégation camerounaise de s’accorder avec le Secrétariat de l’AIFM, sur les dates à retenir pour le lancement des programmes de formation des diplomates africains sur le droit de la mer qu’abritera l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), conformément au MOU signé entre l’AIFM et l’IRIC en mai 2024, et instituant l’Académie africaine de la diplomatie des fonds marins.
Ongoung Zong Bella