En 2025, les transferts de fonds en provenance des pays du Golfe vers le Cameroun ont atteint 11,8 milliards FCFA, selon l’Institut national de la statistique.

Une reprise timide, presque hésitante, après une série de montagnes russes financières : 13,2 milliards en 2022, 10,4 en 2023, 8,3 en 2024 puis un léger souffle de remontée.
Dans ce ballet de chiffres, les Émirats arabes unis tiennent la baguette, orchestrant à eux seuls près des deux tiers des flux cumulés. L’Arabie saoudite suit à distance respectable, tandis que Qatar, Koweït, Oman et Bahreïn complètent la danse avec des pas plus discrets.
Mais dans l’océan des transferts de la diaspora camerounaise, estimés à environ 650 milliards FCFA en 2025, ces fonds venus du Golfe apparaissent comme une goutte brillante, à peine 1,8 % du total. Une goutte pourtant précieuse, souvent transformée en frais scolaires, soins médicaux ou soutien familial, bref, en vie quotidienne.
Derrière les chiffres, une vérité simple : l’argent voyage plus vite que les politiques publiques ne l’encadrent. Et chaque franc envoyé raconte une histoire de distance, de travail et d’attachement.
Pour les autorités, l’enjeu est désormais clair : transformer ces flux affectifs en leviers économiques. Car si l’amour de la patrie traverse les déserts et les océans, il pourrait aussi, bien encadré, irriguer les investissements.






