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Frontière Cameroun-Guinée Équatoriale :Malabo dit non aux rackets

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La chaîne à Kye-Ossi: lieu de plusieurs récits de rackets

Le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a haussé le ton le 10 mars 2026 face à des pratiques pour le moins inventives observées à la frontière de son pays avec le Cameroun.

La chaîne à Kye-Ossi: lieu de plusieurs récits de rackets

En ligne de mire des taxes aussi improvisées qu’indésirables, en totale contradiction avec les principes sacrés de libre circulation prônés par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

Dans un message publié sur le réseau social X, le dirigeant équato-guinéen dit avoir été alerté sur des prélèvements indus imposés à des voyageurs transportant des marchandises achetées à l’étranger. Autrement dit, à la frontière, certains agents auraient transformé le passage en péage officieux, où la créativité fiscale semble dépasser le cadre légal. Une situation qui, au-delà du sourire qu’elle pourrait arracher, pose un sérieux problème de crédibilité institutionnelle.

Car derrière ces « petites taxes entre amis » se cache une réalité bien plus lourde : celle d’un espace communautaire encore en quête d’effectivité. « Ces pratiques sont inacceptables », martèle le vice-président, qui rappelle que la libre circulation n’est pas un slogan décoratif, mais un engagement juridique.

Réagissant avec fermeté, le vice-président de la Guinée équatoriale a convoqué en urgence plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre et les responsables des secteurs clés. Dans la foulée, une commission d’enquête a été mise sur pied pour identifier les auteurs de ces dérives, évaluer les montants perçus et proposer des sanctions, avec pour objectif de remettre un peu d’ordre dans ce désordre tarifaire.

Au fond, cette affaire révèle une vérité tenace : en zone CEMAC, la libre circulation avance, mais parfois à pied, freinée par des habitudes qui ont la vie dure. Et pendant que les textes voyagent librement, certains citoyens, continuent d’en payer le prix fort.

Jean-René Meva’a Amougou

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